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Vietnam: une année riche en anniversaires pour le pays (291095)

L’Eglise catholique se souvient du temps de l’épreuve

Hô Chi Minh-Ville, 29octobre(APIC/CIP) 1995 a été une année riche en anniversaires pour le Vietnam. Les 75 ans du Parti communiste, les 20 ans de

l’installation du nouveau régime au Sud, le 50e anniversaire de la proclamation de l’indépendance par Hô Chi Minh ont donné lieu à de grandioses manifestations à Hanoi et à Hô Chi Minh-Ville début septembre. L’Eglise catholique de son côté se souvient, avec plus de discrétion, du temps de

l’épreuve.

1995 n’est pas seulement le 20e anniversaire de la prise du pouvoir par

les communistes mais celui d’un changement de société qeue l’Eglise a dû

assumer et qui a profondément marqué son évolution interne. En 1975, 11

évêques furent nommés, dont 10 sont toujours en vie. Tous avaient été consacrés, souvent dans la clandestinité, aux environs du 30 avril 1975, en

vertu des pouvoirs spéciaux accordés aux évêques vietnamiens en cette période troublée.

Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire «Catholicisme et nation», Mgr

Nguyên Minh Nhât, évêque de Xuân Loc et président de la conférence épiscopale, évoque, non sans ironie, les difficultés qui ont marqué ses premières

années d’épiscopat. Après avoir été ordonné dans la quasi clandestinité à

l’évêché de Xuân Loc, le 16 juillet 1975, il dut attendre trois ans avant

de rececoir la reconnaissance officielle du gouvernement.

Même après cela, il ne lui était pas permis de résider à l’évêché où se

trouvait l’évêque principal Mgr Nguyên van Lang, étroitement surveillé par

les autorités locales (auquel il succéda en 1988). Il fut alors accueilli

provisoirement dans un institut séculier à Gia Tân. Durant cette période,

il fut en butte à de nombreuses difficultés dans l’accomplissement de sa

mission pastorale, spécialement dans ses déplacements pour lesquels d’innombrables autorisations étaient nécessaires, même à l’intérieur de son

propre diocèse. Il lui est même arrivé d’être arrêté et détenu pendant quatre jours dans une prison près de Phuoc Ly «pour s’être déplacé dans une

région où la sécurité n’était pas assurée».

«Je n’ai aucune honte à rappeler ces souvenirs, conclut l’évêque de Xuân

Loc, car tel est le destin de l’apôtre: le serviteur n’est pas plus grand

que son maître. Qu’il soit traité à l’égal de son maître, c’est la moindre

des choses.» (apic/cip/fides/mp)

29 octobre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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