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Fribourg: Soins palliatifs pour personnes en fin de vie (101095)

Le témoignage de Danielle Beck, directrice de la Fondation Rive-Neuve

Invitée par l’Association «Jusqu’à la mort, accompagner la vie»

Fribourg, 10octobre(APIC) Invitée lundi soir à Fribourg par l’Association

fribourgeoise «jusqu’à la mort, accompagner la vie», Danielle Beck, directrice de la Fondation Rive-Neuve, un centre de soins palliatifs pour cancéreux et sidéens à Villeneuve, a décrit avec simplicité et conviction communicative l’historique et l’ambiance de cette maison pas comme les autres.

Devant une centaine de personnes – la plupart des bénévoles de l’Association fribourgeoise réunis pour leur assemblée générale – Danielle Beck

ne dit pas qu’elle a trouvé le «nec plus ultra» de l’accompagnement des malades en fin de vie. N’empêche, on l’a sent heureuse et épanouie par ses 7

ans d’expérience à Rive-Neuve. «Une aventure» vécue avec beaucoup d’amour,

qui est la vie de toute une équipe soudée. Tout le monde, de la cuisinière

au médecin, de l’infirmière à la bénévole qui accueille les familles ou

fleurit la maison, chacun travaille à trouver l’attitude requise pour être

disponible aux patients. Afin de permettre à chacun de trouver un équilibre

physique et émotionnel. Pour revivre la dignité, la confiance et le courage

en ce moment «si important» de leur vie.

La directrice de Rive-Neuve a décrit avec réalisme le déclic qui a permis une telle réalisation. Elle a expliqué la réaction de l’infirmière descendant des morts à la morgue d’un grand hôpital, alors que les cloches de

la cathédrale annonçaient la nouvelle année. Coincée dans l’ascenceur, puis

traversant les lugubres couloirs de la morgue, elle ne pouvait pas ne pas

réagir. Pour trouver un espace plus décent et harmonieux pour ceux qui

partent!.

Rive-Neuve, et d’autres maisons qui travaillent dans la même aventure,

veut aussi aider les familles à se préparer à la séparation d’un être cher.

Non pas comme un drame épouvantable, mais où les souffrances physiques

apaisées, on peut vivre, non certes sans déchirement, quelque chose de beau

et d’apaisant.

Danielle Beck a dit aussi l’importance de l’accompagnement spirituel. Il

est devenu, au cours des ans, indispensable. Un bel oecuménisme y est vécu.

Trois aumôniers, protestant, orthodoxe, catholique, apportent chacun leur

touche personnelle et attachante. Mais, dans un sourire malicieux, la conférencière ajoute: «Ils n’ont d’ailleurs pas le monopole de la spiritualité

dans la maison!»

L’assistance, conquise, a posé de nombreuses questions. Normal, la tâche

des bénévoles et des animateurs fribourgeois de l’Association «Jusqu’à la

mort, accompagner la vie» se rapproche de la réalité décrite par l’oratrice. Sans vouloir remplacer les professionnels de la santé ni les familles,

ils offrent de jour et de nuit leurs services. Pour offrir leur présence

précieuse aux mourants qui le souhaitent. Pour une mort plus sereine, plus

humaine, plus pacifiée. (apic/ba)

Encadré

Avant l’exposé de Danielle Beck, l’Association «Jusqu’à la mort, accompagner la vie» a tenue son assemblée générale ordinaire. Fondée l’an dernier, cette Association est présente dans tous les districts fribourgeois.

Elle compte actuellement 150 bénévoles et 20 animateurs. L’abbé André Vienny, président, a remercié tous les membres de leur disponibilité et de

l’amour qu’ils mettent à leur tâche, discrète et pourtant reconnue de plus

en plus comme capitale. Durant l’année écoulée, 3221 heures d’accompagnement et plus de 500 appels téléphoniques ont été effectués.

Les comptes intermédiaires – dorénavant les comptes seront établis au 31

décembre – dégagent un excédent de produit de 19’054 francs. Le budget pour

1996, prudent, prévoit un bénlfice de 4’800 francs. Les principaux produits

proviennent des subventions de Caritas Suisse, Fondation St-Meinrad, et de

la Loterie Romande, qui versent chacun 30’000 francs à l’Association.

(apic/ba)

10 octobre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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