Le texte contient 48 lignes (max. 75 signes), 513 mots et 3518 signes.

apic/Belgique/Enquête/Eglise de demain en Wallonie

Belgique: Quelles valeurs pour l’Eglise de Wallonie en l’an 2000? (221195)

Journée de réflexion à l’abbaye de Floreffe, sur fond d’enquête

Louvain-la-Neuve, 22 novembre(APIC) L’amour, la démocratie, la justice, la

paix et la solidarité sont les cinq valeurs placées en tête par les répondants à une récente enquête menée parmi des chrétiens en Wallonie. Cette

enquête, lancée par trois associations belges, a servi de base aux travaux

de la journée de réflexion qu’elles proposaient, le 18 novembre à Floreffe:

«Quelles valeurs pour l’Eglise de Wallonie en l’an 2000?»

Cette enquête, organisée par le groupe Eglise-Wallonie, la Jeunesse Etudiante Chrétienne dans l’Enseignement Supérieur (JEC-SUP) et la Fondation

Elie Baussart est à placer dans le sillage de la grande Assemblée interdiocésaine de Wallonie et Bruxelles, organisée à Louvain-la-Neuve en septembre

1994, pour favoriser une meilleure perception des implications de la foi

chrétienne dans divers enjeux sociaux actuels.

Les trois associations ont réalisé leur enquête sur la base d’un questionnaire que leurs membres ont diffusé autour d’eux. Deux cents réponses

en sont revenues, souvent étoffées par des commentaires personnels. Ce résultat appréciable pour une enquête par questionnaire n’en fait certes pas

une enquête représentative de la population chrétienne et wallonne. Reste

que les données recueillies sont significatives quand s’en dégagent des

tendances très nettes.

Ainsi, 85% des répondants se montrent insatisfaits de la manière dont

s’exerce l’autorité dans l’Eglise. Ils se disent d’ailleurs beaucoup moins

influencés par une autorité hiérarchique que par leur conscience individuelle et la confrontation à d’autres au sein de la communauté locale. Aussi

neuf sur dix réclament-ils une consultation des communautés sur les décisions à prendre par les responsables d’Eglise, et même la création de

«structures de codécision». De même, 70% estiment que l’Eglise doit ouvrir

l’accès aux ministères pour les femmes, tout comme ils se déclarent d’accord avec cette affirmation: «La richesse des Ecritures ainsi que la Tradition fondent la diversité des démarches individuelles et collectives au

sein de l’Eglise». Sur ces deux points, il y a néanmoins 15 % de désaccord.

Des valeurs… mais du terroir?

Les cinq valeurs auxquelles les chrétiens wallons interrogés se montrent

les plus attachés sont: l’amour, la démocratie, la justice, la paix et la

(les) solidarité(s). Suivent la famille, les libertés, la santé, la charité

et la spiritualité. Personne n’a marqué un attachement quelconque au «pouvoir», à la «richesse» ou à la «réussite sociale». Quant à l’obéissance, ce

n’est plus une valeur prisée par les 40-70 ans et les aînés tendent à voir

le plaisir en négatif, contrairement aux jeunes.

L’importance accordée, dans 91% des cas, à la solidarité avec les plus

démunis et avec le Tiers-Monde est aussi jugée significative. A quoi les

chrétiens wallons interrogés ont-ils le sentiment d’appartenir? A l’Europe,

au monde et à la Belgique, bien plus qu’à la Wallonie ou à la Commune. La

référence au «terroir» arrive en dernier lieu, entre la mention de la

«francophonie» et celle de la «Communauté française» (ou «germanophone»):

une fois sur cinq, on oublie même d’en parler…

Plusieurs des aspects abordés dans l’enquête et dans les premiers commentaires ont été abordés et discutés en carrefours par les participants

présents à Floreffe. (apic/cip/pr)

22 novembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!