Le texte contient 45 lignes (max. 75 signes), 472 mots et 3125 signes.
apic/Impatience face au Vatican/Retard/Confirmation/Evêque de Bâle
Lucerne:Le Conseil pastoral cantonal (221195)
«déçu» par les lenteurs vaticanes
Impatience croissante des fidèles pour connaître le nouvel évêque de Bâle
Lucerne, 22 novembre(APIC) Les fidèles du diocèse de Bâle sont de plus en
plus impatients face au retard pris par le Vatican pour confirmer le nom de
leur nouvel évêque, élu à Soleure par le chapitre cathédral il y a déjà
trois mois. La pression monte dans les différents cantons du diocèse.
Mardi soir, le Conseil pastoral catholique du canton de Lucerne, réuni
en assemblée plénière, s’est déclaré «déçu» par le fait que l’évêque élu de
Bâle n’ait pas encore été confirmé par le Vatican. Les membres du Conseil
partagent la préoccupation et l’impatience croissante de nombreux fidèles
qui considèrent comme incompréhensible la façon de faire de la direction
centrale de l’Eglise à Rome.
Face à l’impression que cela peut aller tout aussi bien sans évêque, les
délégués des laïcs catholiques lucernois soulignent l’importance du ministère épiscopal:»La personne de l’évêque est pour nous d’un grand intérêt».
Le Conseil pastoral cantonal a donc décidé d’envoyer une lettre au chapitre
cathédral du diocèse de Bâle, et de lui proposer de faire connaître immédiatement, à l’avenir, le nom de l’évêque que les chanoines ont élu. Ce
système du secret représente une grande pression pour l’élu, estime-t-il.
Nominations épiscopales:davantage de droits pour les Eglises locales
Dans une autre lettre, le Conseil pastoral demande à la Conférence des
évêques suisses qu’elle s’associe à d’autres Conférences épiscopales pour
demander davantage de droits pour les Eglises locales lors des nominations
épiscopales.
Lors de sa dernière session, pour protester contre la politique vaticane
dans le cadre de l’élection du nouvel évêque de Bâle, le Synode de l’Eglise
catholique romaine du canton de Berne a pour sa part décidé (par 24 voix
contre 15 et 4 absentions) de ne pas augmenter sa contribution par tête au
diocèse de Bâle, qui aurait dû passer de 1,68 franc à 1,80 franc. Et ce
malgré l’opposition du Conseil synodal, qui estimait qu’il ne fallait pas
punir l’administration du diocèse pour des faits sur lesquels elle n’a que
peu d’influence.
Interpellé le 6 novembre dernier par la Conférence diocésaine de Bâle,
qui regroupe les dix cantons formant le diocèse, le Département fédéral des
Affaires étrangères (DFAE) n’est pas encore intervenu auprès du Saint-Siège. La Conférence diocésaine entendait ainsi marquer son inquiétude pour le
retard de la publication du nom du nouvel évêque de Bâle et utiliser la
voie diplomatique pour faire pression sur les autorités du Vatican.
Le DFAE va répondre à la lettre de la Conférence diocésaine
«Pour l’instant, aucune démarche n’a été faite», a confirmé mercredi à
l’APIC le porte-parole du DFAE, Jean-Philippe Tissières. Le DFAE a étudié
la lettre de la Conférence diocésaine «avec tout le sérieux et la sérénité
nécessaires», et va lui répondre prochainement. Le porte-parole du DFAE
fait toutefois montre «de compréhension» pour ceux qui expriment des inquiétudes face à ce retard. (apic/wlu/pr/be)




