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Fribourg:Le Dies academicus de l’Université sous le (151195)
signe du réseau de coopération interuniversitaire BENEFRI
Mgr Brunner rappelle la mission particulière de l’Alma mater friburgensis
Fribourg, 15 novembre(APIC) Le traditionnel Dies academicus de l’Université de Fribourg était placé mercredi sous le signe du réseau de coopération
interuniversitaire BENEFRI, qui relie les Universités de Berne, Neuchâtel
et Fribourg. Cette année, la présidence d’honneur est revenue logiquement
aux directeurs de l’Instruction publique des trois cantons signataires de
BENEFRI, qui compte déjà 17 conventions de branches en vigueur. Deux conventions, en musicologie et en ethnologie, sont en préparation.
Au cours de la messe du Dies en l’église du Collège St-Michel, présidée
par Mgr Norbert Brunner, évêque de Sion, entouré de Mgr Amédée Grab, nouvel
évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, et d’une trentaine de prêtres,
l’Université de Fribourg s’est vu rappeler sa mission particulière. Elle
fut conçue il y a un siècle comme «Université catholique» et même si aujourd’hui elle ne peut plus ou ne veut plus se définir ainsi dans l’acception stricte du terme, a souligné Mgr Brunner, «elle demeure pourtant pour
moi toujours l’Université des catholiques, des chrétiens et de tous les
hommes de bonne volonté».
Des limites dans la recherche là où le Christ les a fixées
«J’entends par là qu’elle ne peut accomplir sa mission de recherche et
de formation que dans le cadre de la Loi divine naturelle, innée en chaque
homme depuis la création du monde, et des valeurs fondamentales qui en ont
été déduites», a poursuivi l’évêque de Sion. Pour Mgr Brunner, l’Université
doit reconnaître ses limites dans la recherche, dans l’enseignement et dans
les applications techniques, «là-même où l’Evangile du Christ les a fixées. L’Université de Fribourg, qui héberge une Faculté de théologie, lui
offre de se sentir logiquement comme chez soi: elle doit donc mettre à
l’unisson sur les mêmes principes fondamentaux les autres facultés.»
Ainsi, pour Mgr Brunner, le «sentire cum Ecclesia» ne peut pas être réservé à la seule Faculté de théologie, mais doit être cultivé également
dans les autres facultés. «Bien comprise, cette formule, loin de freiner,
éclairera l’ouverture consciente et enrichissante à d’autres religions», at-il poursuivi.
Parmi les points forts des activités de l’Uni de Fribourg pour les prochaines années, le recteur Paul-Henri Steinauer a d’ailleurs souligné l’importance qu’elle attache au domaine de l’éthique et de la famille, à côté
de l’étude de l’Europe centrale et orientale, et des secteurs de la physique et de la chimie des surfaces, et du management de la télécommunication.
Absence de l’Europe: danger de marginalisation
En Suisse comme en Europe, a rappelé le conseiller d’Etat fribourgeois
Augustin Macheret, l’heure est au renforcement de la coopération interuniversitaire. «Ce n’est pas seulement les contraintes financières qui expliquent ce mouvement d’ouverture, mais aussi et surtout le désir d’offrir aux
étudiants, chercheurs et enseignants de meilleures conditions de formation
et de travail».
Malgré le développement réjouissant de la collaboration à tous les niveaux, le directeur fribourgeois de l’Instruction publique tire la sonnette
d’alarme: la place universitaire et scientifique suisse court de plus en
plus le risque d’une certaine «marginalisation européenne». En effet, l’accord provisoire qui reliait les Universités suisses au programme de l’Union
européenne «Erasmus» – dont plus de 400 étudiants de Fribourg ont bénéficié
– a été dénoncé et prendra fin au semestre d’été 1996. L’accès à «Socrates»
et aux autres programmes européens d’éducation, de formation et de mobilité
est loin d’être assuré.
Outre le doctorat honoris causa de la Faculté de théologie décerné au
cinéaste allemand Wim Wenders (voir notre interview), la Faculté des lettres a honoré un professeur juif américain d’origine allemande, Martin Ostwald, de Philadelphie. Ce professeur, qui a connu les camps de concentration nazis avant de se réfugier outre Atlantique, est un spécialiste renommé de l’histoire ancienne, en particulier de la Grèce antique. La Faculté
des sciences a décerné le titre de docteur honoris causa à Hans Kende, professeur au «Plant Research Laboratory» de l’Université d’Etat du Michigan.
Iso Baumer reçoit le Prix Leuba pour l’oecuménisme
L’ambassadeur Josef Wolf, du Liechtenstein, qui a contribué à renforcer
les liens entre l’Université et la Principauté dans le cadre de l’Association des Amis de l’Université et le Conseil de l’Université, a été nommé
Sénateur honoraire de l’Alma mater friburgensis. Parmi les Prix académiques, Iso Baumer, professeur invité et membre du Directoire de l’Institut
d’études oecuméniques, a reçu le Prix Leuba pour l’oecuménisme. Attribué
par la Faculté de théologie, ce Prix récompense Iso Baumer pour son travail
dans le domaine des Eglises orientales. Iso Baumer est l’auteur d’un ouvrage en trois volumes consacré au Prince Max de Sachse (1870/1951), qui fut
un grand connaisseur des Eglises de l’Est et le premier grand oecuméniste
de l’Université de Fribourg. Iso Baumer est secrétaire général international et membre du comité suisse de l’oeuvre pour l’Eglise de l’Est «Catholica Unio». (apic/be)




