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Programme oecuménique suisse pour la paix
Session oecuménique romande au Louverain (071195)
Neuchâtel, 7 novembre(APIC) Devenir «artisan de paix» peut s’apprendre.
Une conviction que partagent les membres du «Programme oecuménique suisse
pour la paix», qui en ont débattu le week-end dernier au Louverain, près de
Neuchâtel, lors d’une session oecuménique romande axée comme il se doit sur
la non-violence.
Débats et témoignages étaient à ce rendez-vous du Louverain. Le diacre
lausannois Henri Chabloz s’est exprimé sur sa mission, en paroisse, auprès
des toxicomanes et des marginaux. Marie-Noëlle von der Recke, présidente du
réseau européen «Eglise et Paix» a pour sa part souligné les fondements bibliques de la mission d’artisan de paix. Plusieurs envoyés suisses du programme oecuménique d’observation en Afrique du Sud (EMPSA) ont, eux, évoqué
l’importance de ce type d’engagement.
Autre intervenant, le professeur Richard Friedli. A ses yeux, l’éducation à la non-violence passe notamment par trois types d’efforts: connaître
l’autre; exercer l’ascèse intellectuelle qui met entre parenthèses nos propres convictions; apprendre à gérer les échecs, en se souvenant du Christ.
Le professeur de Science des religions à l’Université de Fribourg s’est
encore demandé ce que l’Europe peut offrir pour la paix. Notre langage, at-il dit, enraciné dans le christianisme, doit avoir des résonances dans la
foi des autres. S’exprimant ensuite dans le cadre d’une conférence publique
sur le cas concret du Rwanda, Richard Friedli a montré avec toutes les nuances nécessaires comment les trois types d’efforts pourraient sortir le
pays de son martyre. La session s’est achevée sur une initiation à la gestion non-violente des conflits interpersonnels. (apic/com/pr)




