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apic/Pape/Pérou

Vatican: Nouvel ambassadeur du Pérou reçu par Jean Paul II

Le pape critique la politique sociale du pays (191295)

Rome, 19décembre(APIC) Le Pérou ne résoudra pas le problème de sa dette

en bafouant la dignité des personnes et des familles: c’est l’avertissement

adressé lundi par le pape au nouvel ambassadeur du Pérou près le Saint-Siège. Jean Paul II s’est len outre livré à une ferme critique de la politique

sociale et éducative.

Le nouvel ambassadeur du Pérou au Vatican est Augusto Antonioli Vasquez,

un juriste de 65 ans, père de huit enfants. Longtemps fonctionnaire supérieur des Ministères de l’Education, du Travail et de la Santé, il a été

récemment ministre de la Justice (1990-91), de l’Education (1991-92) et du

Travail (1992-95).

Accueillant le représentant d’un pays «qui a bénéficié et continue de

bénéficier largement et profondément de la présence de la foi catholique

dans la vie de ses citoyens», Jean-Paul II s’est félicité de la collaboration de l’Eglise avec la nation péruvienne à travers la défense des valeurs

morales et d’une conception chrétienne de la vie, en vue de construire une

patrie meilleure.

L’Eglise apporte notamment sa contribution «en défendant énergiquement

l’identité de la famille» et «en exhortant les institutions compétentes, en

particulier les responsables politiques et les organisations internationales, à ne pas succomber à la tentation d’une apparente et fausse modernité». Il s’agit en définitive, a ajouté le pape, de «promouvoir les valeurs

authentiques, qui ne sont pas le patrimoine exclusif des chrétiens, mais

sont partagées par des millions de personnes de diverses races et convictions religieuses, qui aspirent avec toujours plus d’insistance à une défense de la famille».

Jean-Paul II s’est encore réjoui d’avoir constaté récemment au Pérou une

réelle aspiration à la paix et des efforts pour éradiquer les fléaux de la

drogue, du terrorisme et de la lutte armée, des «signes d’espérance qui

laissent augurer un avenir meilleur». Pour persévérer dans cette voie, a-til indiqué, «il faut continuer à promouvoir une éducation qui favorise le

respect de la vie et la dignité de la personne humaine, et des directives

politiques qui garantissent la convivance sociale, le droit au travail et,

surtout, la justice et la paix».

Le pape s’est dit conscient des difficultés que le Pérou doit affronter

pour parvenir à un meilleur développement économique et social. «Le poids

de la dette internationale et le désir de vouloir résoudre rapidement les

problèmes démographiques peuvent facilement amener à affronter et à résoudre ces graves problèmes en ne respectant pas la dignité des personnes et

des familles, et le droit inviolable de tout homme à la vie, a-t-il ajouté».

Pour cela, «il est urgent de pouvoir compter, au niveau international,

sur des politiques familiales et sociales claires et fermes, avec des programmes de coopération et de juste production et distribution des ressources. Ce n’est que de cette façon que le travail assidu pour parvenir dans

votre nation à un développement digne et solidaire, qui touche en particulier les plus nécessiteux, réussira à construire une société plus humaine,

tolérante et ouverte à la transcendance». (apic/jmg/pr)

19 décembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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