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Neuchâtel: L’EREN sort des chiffres rouges

Nouvelle politique salariale pour les employés de l’Eglise

Un peu comme la main qui donne pour reprendre de l’autre (071295)

Neuchâtel, 7décembre(APIC) L’Eglise réformée évangélique du canton de

Neuchâtel (EREN) adopte une nouvelle politique salariale. Principaux bénéficiaires: les employés de l’Eglise ayant charge de famille. Dans la foulée, le Synode réuni à La Chaux-de-Fonds mercredi 6 décembre a également

accepté le budget 1996, qui confirme le redressement des finances de

l’EREN. Ajustement salarial d’un côté… mais perte définitive du 13e salaire de l’autre. Et des allocations de ménage entre autres.

Dès le 1er janvier prochain, les salariés de l’Eglise, qui ont des enfants à charge, percevront une allocation supplémentaire de 130 francs par

enfant. La mesure concerne environ 70 personnes sur les quelques 120 employés (pasteurs, diacres et personnel administratif) que compte l’Eglise

réformée neuchâteloise

Une nouvelle grille de salaires entrera également en vigueur l’an prochain; elle prévoit d’augmenter de 3’600 francs en moyenne le traitement

annuel des pasteurs et des diacres. A titre d’exemple, le salaire annuel

d’un pasteur en début de carrière passera dès l’année prochaine de 61’000

francs environ à 65’000 francs; un ministre en fin de carrière touchera,

lui, 80’000 francs contre 76’000 actuellement.

L’allocation de ménage versée par l’EREN sera en revanche supprimée dès

le 1er janvier 1996 et les primes de l’assurance accidents non professionnels seront désormais à la charge de l’employé. Le personnel de l’EREN fera

également et définitivement une croix sur le versement d’un treizième salaire.

Les comptes de l’EREN, qui se soldaient depuis plus de dix ans par des

déficits, ont renoué pour la première fois en 1994 avec les chiffres noirs.

Mais ce bon résultat n’a pu être atteint qu’après de sévères mesures d’économie supportées essentiellement par les salariés de l’EREN, qui ont dû renoncer à l’indexation des salaires et au versement de tout ou partie du 13e

salaire.

La tendance à l’équilibre financier, confirmée par les budgets 1995 et

1996, autorisait dès lors un geste en faveur des serviteurs de l’Eglise. Le

coût des améliorations salariales n’est toutefois pas excessif, puisque la

Caisse centrale de l’EREN ne devrait débourser que 370’000 francs de plus

qu’en 1995. La revalorisation des salaires de l’EREN, qui demeurent néanmoins toujours à la traîne de ceux versés par les autres Eglises cantonales, est le fruit d’une concertation entre l’Association du personnel de

l’EREN et le Conseil synodal.

Budget 96 presque équilibré

Proche de l’équilibre, le budget 1996, adopté par le Synode, présente un

léger déficit de 179’400 francs sur un total de dépenses de plus de 10,4

millions de francs, dont 8,7 millions de charges salariales. Coté recettes,

l’Eglise table l’an prochain sur des rentrées de l’ordre de 10,2 millions

de francs, dont 9 millions de la contribution ecclésiastique, versée sur

une base volontaire dans le canton de Neuchâtel.

En 1992, l’Eglise réformée a perdu 1’600 contribuables. Les campagnes de

sensibilisation au paiement de la contribution ecclésiastique ont permis de

stopper l’érosion. En 1994, seuls 80 protestants neuchâtelois n’ont pas répondu à l’appel de leur Eglise. (apic/spp/pr)

7 décembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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