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Haïti:Le président Jean-Bertrand Aristide va se marier (011295)
L’élue serait la juriste américano-haïtienne Mildred Trouillot
Port-au-Prince, 1erdécembre(APIC) Le Père Jean-Bertrand Aristide, qui
achève dans quelques semaines son mandat présidentiel à la tête d’Haïti,
voudrait se marier prochainement. Le prêtre catholique l’a annoncé jeudi à
des journalistes à Port-au-Prince, et une source indépendante l’a confirmé
vendredi à l’agence APIC. Par contre, aucune information officielle n’était
encore parvenue vendredi à la Mission permanente d’Haïti auprès de l’ONU à
Genève pour confirmer cette nouvelle.
Bien que le président haïtien n’ait pas apporté davantage de précision,
ni sur la date du mariage ni sur le nom de sa future épouse, celle-ci serait une juriste américano-haïtienne, Mildred Trouillot, qui a collaboré
avec le Père Aristide durant son exil aux Etats-Unis.
Jean-Bertrand Aristide, âgé aujourd’hui de 42 ans, a été ordonné prêtre
en 1982 dans la Congrégation salésienne, avant d’en être exclu fin 1988
sous l’accusation d’»exaltation de la lutte des classes» et «d’incitation à
la haine et à la violence». Militant dans la ligne de la théologie de la
libération, Jean-Bertrand Aristide a connu des années durant des frictions
avec le Vatican. En Haïti même, «bête noire» des tontons macoutes et des
militaires en raison de son engagement en faveur des populations pauvres et
marginalisées, mais également mal vu de la hiérarchie de l’Eglise qui lui
reprochait de prôner une «Eglise populaire», «Titide» avait échappé à plusieurs tentatives d’assassinats
Des pressions pour qu’il renonce au sacerdoce
Dans son entourage, on confirme qu’en novembre 1994 il a demandé à Rome
d’être relevé de ses voeux et de retourner à l’état laïc, afin de «pouvoir
se consacrer entièrement à sa tâche de président et à la reconstruction du
pays».
Ses proches affirmaient à l’époque que la hiérarchie catholique et la
nonciature à Port-au-Prince avaient fait pression sur lui après son accession à la présidence en 1991 pour qu’il renonce au sacerdoce, mais qu’il
avait refusé, faisant savoir qu’il n’obéirait que si les évêques le lui
demandaient officiellement. Le président Aristide avait, il y a un an,
adressé formellement une lettre à la Conférence épiscopale haïtienne, sollicitant sa réduction à l’état laïc. Il précisait faire cette démarche à la
demande de la Conférence des évêques d’Haïti. Le Saint-Siège, de son côté,
n’a jamais fait état d’une telle demande de dispense. (apic/kna/cip/be)




