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apic/Synode Liban

Rome: «Confrontation» entre les générations à l’Assemblée synodale

Quel Liban reconstruire? Celui d’hier? (011295)

Rome 1erdécembre(APIC) Faut-il reconstruire le Liban d’hier? Les moyens

matériels et spirituels disponibles permettront-ils de surpasser les obstacles? Les sessions de mercredi et de jeudi à l’Assemblée synodale pour le

Liban ont été marquées par plusieurs interventions divergentes. Au sein de

l’Eglise libanaise, le conflit de génération ne peut être évacué.

L’intervention de plusieurs jeunes étudiants, le 30 novembre, lors de

l’assemblée synodale, a rompu avec un certain romantisme du Liban de toujours, exprimé, par exemple, par Mgr Mar Athanasius Ephrem Barsoum, Archevêque syriaque orthodoxe de Beyrouth et Zahle.

La jeune Emma Gannage, étudiante en philosophie à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, a fustigé l’image du «carrefour des peuples» et de «la

vocation du Liban». Elle a mis en évidence «la méfiance» et la «perte de

confiance» des jeunes qui n’ont connu jusqu’à présent que les divisions nationales et religieuses et qui attendent que «l’Eglise retrouve son crédit

chez les jeunes» en montrant l’exemple.

Invité par le pape à ce Synode, le Cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, partage la même analyse, soucieux du seul futur de la jeunesse: «Les jeunes doutent que le Liban rêvé par leur parents soit un avenir».

En attendant, ce territoire ne jouit pas vraiment de sa pleine souveraineté. Après quatre jours d’exposé, le premier évêque à avoir posé ce problème n’est pas Libanais. Il s’agit de Michel Sabbah, le Patriarche de Jérusalem des latins. Parlant du «fait juif», il a expliqué: «Le drame de la

Terre Sainte concerne aussi l’Eglise du Liban: les réfugiés palestiniens au

Liban, l’occupation israélienne au Sud-Liban et la présence syrienne continue en rapport avec cette occupation».

Pour Michel Sabbah, d’origine palestinienne, «dans les conflits politiques qui atteignent les personnes et les peuples dans leur dignité humaine,

l’Eglise doit apporter sa voix prophétique, et qui dit prophétie, dit avenir et dit une voix qui peut et doit parfois aller à contre-courant des situations présentes». (apic/jmg/pr)

1 décembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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