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France: Radioscipie de l’épiscopat français
Un tiers de l’épiscopat sera renouvelé d’ici l’an 2000 (270296)
Paris, 27février(APIC) Des 105 évêques actuellement en exercice en France, 35 au moins seront remplacés dans les cinq prochaines années, ce qui va
modifier profondément la «carte épiscopale» de l’Hexagone. Parmi les postes
à pourvoir en 1996 figurent trois sièges métropolitains: Strasbourg, Toulouse et Tours, ainsi que la Mission de France.
Selon une radioscopie de l’épiscopat publiée par «La Croix» dans son
édition de mardi, il y a aujourd’hui en France 213 évêques, soit plus du
double de ceux qui sont en exercice. 111 sont membres de la Conférence
épiscopale, y compris les représentants des départements d’Outre-Mer: 19
archevêques, 72 évêques, 10 évêques auxiliaires, un évêque aux armées françaises, un exarque apostolique pour les Ukrainiens catholiques, un éparque
apostolique pour les Arméniens catholiques, 6 administrateurs diocésains de
sièges épiscopaux vacants et un vicaire apostolique.
L’écart entre les 213 évêques en vie et les 105 en exercice en France
métropolitaine s’explique par le nombre d’évêques émérites (à la retraite
ou, dans le cas de Mgr Gaillot, transféré à un siège titulaire non diocésain), mais aussi de Français ayant eu une charge épiscopale à l’étranger,
dans les instances vaticanes (curie, nonciatures) ou les jeunes Eglises.
Sur les 108 autres, on compte 78 évêques émérites et 30 qui exercent à Rome
ou ailleurs dans le monde à un titre ou l’autre. Le doyen toutes catégories
est un Père Blanc, Mgr André Dupont, évêque émérite de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), né en 1902 et ordonné évêque en 1941. L’âge moyen est celui du
clergé: 65 ans et demi.
Enfants de Vatican II
Le pape vient de nommer Mgr Hyppolyte Simon évêque de Clermont-Ferrand.
Cette nomination est la première d’une importante série, puisque pas moins
de 35 évêques seront désignés d’ici l’an 2000, dont une douzaine en 1996,
ceci sans préjuger ni de décès, ni de démissions anticipées, ni de mutations. Parmi les postes à pourvoir, plusieurs revêtent une importance spéciale: en 1996, les sièges métropolitains de Strasbourg, Toulouse et Tours,
ainsi que la Mission de France. Suivront en 1997 Arras, Lille et Moulins;
en 1998, Angers, Belfort, Blois, Châlons, Fréjus-Toulon, Langres, Meaux et
Tarbes-Lourdes; en 1999, Bourges et Limoges.
Nombre de prélats en poste ont été ordonnés dans la foulée du dernier
Concile, auquel seuls deux évêques encore actifs ont participé: Mgr Collini
(Toulouse) en totalité et Mgr Vilnet (Lille) en partie. Les futurs évêques
l’auront vécu – au mieux – comme séminaristes: après l’âge des pères conciliaires, voici le temps des enfants de Vatican II, relève «La Croix».
La radioscopie proposée montre que 5 des 95 diocèses fournissent à eux
seuls 31 des 105 évêques actuellement en exercice en France: Paris (13),
Angers et Nantes (5 chacun), Autun et Luçon (4 chacun). Si on leur ajoute
les diocèses dont sont originaires 3 évêques, on constate que 12 diocèses
fournissent à eux seuls 52 diocèses, soit la moitié de l’effectif. A part
Paris, il s’agit de diocèses situés dans des régions rurales à forte tradition catholique, surtout dans l’Ouest et dans le Sud-Ouest.
Y a-t-il des «profils de carrière» favorisant l’accès à l’épiscopat? A
l’époque des piliers de l’Action Catholique aurait succédé, dit-on, celle
des supérieurs de séminaire, en attendant les charismatiques… Les chiffres de «La Croix», même s’ils ne concernent que la dernière fonction principale exercée, indiquent plutôt une «prime» aux prêtres ayant l’expérience
d’une responsabilité globale, comme «bras droit» de leur évêque ou à la tête d’un important secteur pastoral. Le journal signale par ailleurs que,
des 105 évêques en exercice, 45 ont fait des études supérieures profanes
(26 dans les disciplines littéraires), 38 ont étudié la théologie à Rome et
16 sont docteurs en sciences ecclésiastiques. (apic/cip/cx/pr)




