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apic/Jean Paul II / Liberté religieuse

Rome: Jean Paul II insiste sur la liberté religieuse (180296)

Le pape poursuit son commentaire du Concile

Rome, 18février(APIC) La liberté religieuse tient une place particulière

dans l’enseignement de Jean-Paul II: il avait insisté sur ce sujet dans son

discours annuel au corps diplomatique en janvier dernier, il y revenu dimanche à l’angelus, en commentant la déclaration conciliaire «Dignitatis

humanae».

Le pape rappelle deux données. D’une part l’Eglise a fait l’expérience

des persécutions dès le début de son histoire. D’autre part, le Concile a

reconnu avec franchise que même parmi les chrétiens il y a eu «des modes

d’agir peu conformes à l’esprit évangélique, et même opposé à lui» (DH 12).

Ceci dit, c’est au nom de la raison droite et de la révélation, que la

Déclaration «proclame un droit véritable et particulier à la liberté religieuse», commente le pape. Il cite: «Tous les hommes doivent etre soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes

sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience, en privé

comme en public, seul ou associé à d’autres» (DH 2).

Le pape interroge: quel est le fondement d’un tel droit? Le relativisme,

ou l’indifférentisme religieux? Selon lesquels tout se vaut et la vérité

n’existe pas? Non, le fondement de ce droit, c’est la dignité de la personne humaine. «Par nature», elle a le droit et le devoir de chercher la vérité. Ce qu’elle ne peut faire de façon véritablement humaine que si elle

est effectivement libre. En d’autres termes, ceux du Concile, «la vérité ne

s’impose que par la force de la vérité elle-même qui pénêtre l’esprit avec

autant de douceur que de puissance».

Cette liberté s’inscrit, souligne le pape à la suite du Concile, dans le

«respect des droits et des exigences d’un juste ordre public» (DH 2). Une

interpellation au pouvoir civil qui n’a aucune compétence pour diriger ou

interdire les actes religieux (DH 3). Pays d’islam, Chine et Vietnam avaient été nommes, en janvier, devant le corps diplomatique. En revanche il

revient aux pouvoirs publics de protéger la société contre les abus qui se

peuvent commettre au nom de cette même liberté (DH 7). Les méfaits des sectes sont dans toutes les mémoires.

Consolider la paix en Bosnie

Apres l’angelus, le pape a évoqué les pourparlers pour consolider la

paix en Bosnie qui se déroulent actuellement a Rome. Le pape a exprimé sa

sollicitude pour les populations qui vivent encore dans l’attente de conditions de vie plus dignes, et ses voeux pour que, avec l’aide de la communnauté internationale, des initiatives et des gestes courageux soient inspirés aux responsables politiques réunis à Rome en vue d’établir définitivement une paix civile fondée sur la justice. (apic/imed/mp)

18 février 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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