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apic/Pétition/ Jean Paul II
Autriche/Allemagne:Les auteurs de la «pétition du peuple de Dieu»(160296)
écrivent à Jean Paul II et veulent le dialogue avec le «cher frère pape»
«Nous ne sommes pas vos adversaires…»
Innsbruck/Hildesheim, 16février(APIC) Les auteurs de la «pétition du peuple de Dieu» pour des réformes dans l’Eglise, qui a récolté l’an dernier
plus de deux millions de signatures en Autriche, en Allemagne et dans le
Tyrol du Sud (Italie), ont écrit vendredi à Jean Paul II pour lui demander
un «dialogue personnel».
S’adressant à Jean Paul II en l’appelant dans leur lettre «cher frère
pape», les initiateurs de la récolte de signatures estiment que cette rencontre personnelle est nécessaire parce que les évêques n’ont «malheureusement» pas rapporté au pape avec suffisamment de conviction les préoccupations des nombreux fidèles qui ont signé la pétition.
«Ne voyez pas en nous, cher frère pape, vos adversaires, mais vos frères
et soeurs dans la même foi…», écrivent Thomas Plankensteiner et Christian
Weisner, porte-parole de la plateforme «Nous sommes l’Eglise» (»Wir sind
Kirche») en Autriche et en Allemagne, et Robert Hochgruber, du groupe d’initiative «Pour une Eglise vivante», au Tyrol du Sud.
Les initiateurs de la pétition déclarent souhaiter un dialogue fraternel
avec les responsables de l’Eglise et soulignent que leurs demandes ne touchent pas en premier lieu les fondements centraux de la foi, mais avant
tout des questions réglementaires et de discipline de l’Eglise. Les signataires de la lettre au pape considèrent «douloureux» de voir l’expression
des préoccupations de millions de fidèles qualifiée de «préjudiciable à
l’Eglise». Et de rappeler que le droit canon mentionne expressément le
droit et le devoir des fidèles de communiquer à leurs pasteurs et aux autres fidèles leur opinion en ce qui concerne le bien de l’Eglise.
La pétition, qui court également actuellement en France et en Suisse romande, demande en particulier l’édification d’une Eglise fraternelle, la
participation des Eglises locales au choix de leurs évêques, l’accès des
femmes au sacerdoce, le libre choix entre la vie de célibat ou la vie conjugale pour les prêtres, et une valorisation positive de la sexualité.
(apic/kna/be)




