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Genève: Salon du mariage et de la fête (140296)

Les Eglises présentes pour répondre aux questions religieuses des visiteurs

Genève, 14février(APIC) Pour la deuxième fois, les Eglises genevoises se

sont unies pour présenter un stand au Salon du mariage et de la fête. Cette

manifestation, qui aura lieu à la Salle communale de Plainpalais du 16 au

18 février, offre aux Eglises une occasion de répondre à toutes les questions que se posent les gens au sujet du mariage religieux.

Le stand 40, avec une Bible sur un lutrin, affiche d’emblée «la couleur». Les représentants des Eglises proposent divers livres à consulter

pour préparer un mariage, ainsi que des brochures explicatives.

Ce stand se veut parfaitement oecuménique, puisque neuf Eglises sont

parties prenantes: les Eglises américaine, anglicane, apostolique-arménienne, catholique-chrétienne, catholique-romaine, presbytérienne d’Ecosse,

évangélique-luthérienne, méthodiste et nationale protestante, sans oublier

Radio-Cité et la fondation «Chrétiens pour l’an 2000».

«Les gens ne sont pas du tout étonnés de notre présence», constate AnneLise Nerfin, pasteur de l’Eglise nationale protestante de Genève. L’objectif des Eglises est de renseigner les visiteurs, qui parfois ne savent même

pas à quelle paroisse ils sont rattachés. Les représentants des diverses

confessions chrétiennes offrent également des renseignements d’ordre financier: combien coûte un mariage à l’Eglise? Ils informent en outre sur les

procédures concernant les mariages mixtes.

«Bien sûr, ce n’est pas le lieu d’une catéchèse du mariage», reconnaît

A.-L. Nerfin. Qui souligne par contre l’occasion offerte de répondre à des

interrogations directes, parfois inhabituelles», ajoute la pasteure: «Peuton célébrer à l’Eglise un 25e anniversaire de mariage?»; ou bien «A-t-on le

droit de mettre dans une église un tapis rouge et des coussins?» Certains

visiteurs, voire des exposants voisins, osent formuler dans ce cadre «neutre» des reproches concernant leur expérience d’un mariage religieux mal

vécu.

«Les gens sont heureux de voir que nous ne vendons rien, précise Mme

Nerfin. Beaucoup de visiteurs viennent au salon pour rêver, mais à nous,

ils posent des questions concrètes.» La présence des Eglises dans un lieu

foncièrement mercantile ne pose-t-elle pas des problèmes d’éthique? «Bien

sûr, on nous traite parfois de marchands du temple, admet A.-L. Nerfin.

Mais le mariage est l’une des circonstances de la vie d’où le spirituel n’a

pas été évacué.» Et d’ajouter: «Si des remarques ont pu se faire entendre

au sein des Eglises, dans le cadre du salon lui-même, jamais on ne nous a

dit ’vous n’avez pas votre place ici». Au Salon du mariage, les Eglises

veulent offrir une ouverture, et non imposer le religieux, comme le montre

le slogan qui définit l’esprit du stand: «Et si nous invitions Dieu à notre

mariage?» (apic/spp/mp)

14 février 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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