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apic/Italie/Réactions Livre Sida
Italie: Réactions aux documents des évêques français sur le sida
Entre doute et fermes critiques (140296)
Rome, 14février(APIC) Si aucun commentaire n’a encore été enregistré au
Vatican, la presse italienne de mercredi continue d’accorder une large place aux commentaires suscités par le document de la Commission sociale de
l’épiscopat français sur le sida. L’évêque de Côme regrette que ses confrères français soient «tombés dans le piège des médias». Quant au Père Gino
Concetti, théologien franciscain qui s’exprime habituellement dans les colonnes «L’Osservatore Romano», il a parle de «déformation journalistique».
L’évêque de Côme, Mgr Alessandro Maggiolini, interrogé par le quotidien
«Il Corriere della Sera», ne mâche pas ses mot: «Les évêques (français)
sont tombés dans le piège des médias… Ils ne sont pas capables de communiquer». Et d’ajouter: «Ou bien on parle clairement, ou alors mieux vaut
se taire».
Pour l’évêque italien, un sujet aussi délicat ne peut être traité «dans
un document où on ne peut qu’établir des principes». Une «autre erreur» des
évêques français est d’avoir fait «de la casuistique». La solution est de
tendre le plus possible à la chasteté, dit-il. Mgr Maggiolini, pour qui
«l’Eglise connaît les difficultés et les faiblesses des hommes», est d’avis
que le problème doit être abordé au cas par cas «au confessionnal». «Nous,
prêtres, ajoute-t-il, devons être intransigeants du haut de la chaire et
très compréhensifs dans le confessionnal».
Pour le P. Gino Concetti, qui parle à plusieurs reprises de «déformation
journalistique», «il suffirait de se donner la peine de lire le texte pour
comprendre que (les évêques français) ont été piégés». «L’Eglise, poursuit
le moraliste, n’a cessé de le répéter: on vaincra le sida par la chasteté
et l’abstinence. Si la sexualité avait été contrôlée, le virus ne se serait
par propagé. On ne peut réduire la sexualité a un produit aliénant et hédoniste. Pour le reste, chacun est libre de se comporter selon sa propre religion et sa propre conscience.»
«Rien de nouveau sous le ciel de Paris», constate dans le quotidien
catholique «L’Avvenire» le professeur Spagnolo, de l’Institut de bioéthique
de l’Université catholique de Rome. L’éminent professeur n’a trouvé dans le
texte français «aucune ’nouveauté ou ’évolution’ de la pensée de l’Eglise
concernant l’utilisation du préservatif». Il constate aussi que les citations du paragraphe qui a trait au préservatif ont été tirées de leur contexte et donc mal interprétées. (apic/imed/pr)




