Le texte contient 53 lignes (max. 75 signes), 592 mots et 3970 signes.
apic/Vietnam/Réponse gouvernement aux évêques
Vietnam: Réponse du gouvernement aux requêtes de la Conférence des évêques
Entre l’intransigeance et l’assouplissement (090296)
Hanoí, 9février(APIC) L’administrateur apostolique de Hô Chi Minh-Ville,
Mgr Huynh Van Nghi, nommé en 1993 par le Saint-Siège, n’aura jamais la permission d’exercer la moindre fonction dans ce diocèse. Le gouvernement
vietnamien répond en ces termes à la lettre des évêques vietnamiens envoyée
le 1er octobre 1995 au Premier ministre.
Dans sa réponse datée du 2 février, le Bureau des Affaires religieuses,
à la demande du Premier ministre Vo Van Kiêt, répond en six points aux
vingt requêtes formulées par la Conférence épiscopale du pays. Seul acquis,
l’autorisation de faire paraître un bulletin de la Conférence épiscopale.
«Le chef du gouvernement donne son accord pour autoriser la Conférence à
publier un bulletin trimestriel à contenu religieux…»
Selon «Eglises d’Asie», c’est là sans doute le seul élément positif contenu dans la réponse du gouvernement adressée au président de la Conférence, le cardinal Pham Dinh Tung, «si l’on excepte le fait que la rédaction
d’une telle lettre témoigne du désir des autorités vietnamiennes de maintenir et même de relancer le dialogue avec la hiérarchie catholique et, audelà, de celle-ci avec le Saint-Siège.
Le document des évêques avait recueilli les principaux sujets d’insatisfaction des catholiques du Vietnam dans leurs rapports avec l’Etat. Il
était question des diverses limitations apportées à la liberté de culte, à
la formationm des prêtres et surtout des religieux, à leur ordination et à
leurs déplacements dans tout le pays. Les évêques évoquaient en outre des
sujets aussi brûlants que celui d’un éventuel retour de l’Eglise catholique
dans des domaines d’où elle a été exclue, l’enseignement, l’action sociale
et sanitaire. Enfin, les prélats demandaient la restitution des établissements d’Eglise confisqués et se prononçaient pour le maintien de Mgr Huynh
Van Nghi à son poste d’administrateur apostolique de Hô Chi Minh-Ville.
En attendant la réponse du Saint-Siège
Le niet des autorités à ce sujet ne s’est pas fait trop attendre. «Il
faudra choisir un autre candidat susceptible de recevoir l’accord des deux
parties». «Notre gouvernement a proposé une solution pour parvenir à un accord, mais le Saint-Siège n’a pas encore répondu officiellement», dit le
Premier ministre. En d’autre termes, ce dernier, qui souhaite voir les évêques demander au Vatican d’accepter les propositions vietnamiennes pour
régler en priorité le problème des diocèses vacants, refuse le choix de Mgr
Huynh Van Nghi. «Pour les diocèses de Phu Cuong et de Hung Hoa, il convient
que le Saint-Siège examine et choisisse de nouveaux candidats afin d’en
discuter et de parvenir à un accord avec le gouvernement vietnamien».
Autre requête des évêques: les activités religieuses. Le gouvernement
maintient son cap et distingue là «les activités ordinaires et extraordinaires. Ces dernières, qui n’ont pas lieu tous les ans ni partout, comme la
«célébration du jour de l’Année Sainte», ou encore les «célébrations de
centenaire», doivent obtenir l’autorisation du Comité populaire du lieu où
elles sont organisées, pour garantir la sécurité et l’ordre public.
Quant aux séminaristes, ils seront contrôlés à l’entrée au séminaire et
au moment de leur ordination. Désomais, les autorités civiles pourront, si
cela est nécessaire, juger «des qualités de séminaristes» des intéressés
pendant leurs études. Il appartient à l’évêque de dresser la liste de ceux
que l’Eglise a besoin d’ordonner prêtres. La liste sera adressée au Comité
populaire de la province ou de la ville où l’intéressé à sa résidence. Ce
Comité, indique le gouvernement, s’appuiera sur le certificat autorisant
l’entrée du séminariste, sur le certificat de fin d’études et sur la lettre
de présentation de l’évêque pour prendre la décision d’accepter son ordination. (apic/eda/pr)




