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apic/Mgr Shönborn/ Catéchisme

Fribourg: Mgr Schönborn défend l’unité organique de la foi catholique

Premier bilan trois ans après la parution du nouveau Catéchisme(010296)

Fribourg, 1erfévrier(APIC) Avec ses 7 millions d’exemplaires vendus en 31

langues, le Catéchisme de l’Eglise catholique est un grand succès mondial,

a rappelé jeudi à Fribourg, Mgr Christoph Schönborn qui en a été la cheville ouvrière. Pour l’ancien professeur de l’Université de Fribourg, le principal acquis du Catéchisme reste la démonstration de l’unité de la foi catholique et de son caractère «organique» c’est-à-dire vivant.

Invité de la Faculté de théologie, l’archevêque de Vienne a insisté sur

la première phrase du Catéchisme: «Dieu infiniment Parfait et Bienheureux

en Lui-même, dans un dessein de pure bonté, a librement créé l’homme pour

le faire participer à sa vie bienheureuse.» Le nouveau Catéchisme peut être

à la fois un instrument humble au service des débutants pour leur donner le

goût de la beauté de foi et un ouvrage de méditation pour les professeurs

de théologie, relève-t-il.

«Pour moi, le gain principal de la rédaction du Cathéchisme fut de faire

l’expérience concrète de la cohérence de la foi. La rédaction des notes et

les renvois marginaux, tâche habituellement rébarbative, a été passionnante, parce que j’ai constaté combien tout est dans tout et réciproquement».

A ceux qui font le reproche au Catéchisme de ne pas hiérarchiser suffisamment les valeurs, l’archevêque répond que la foi ne se construit pas par

addition ou par soustraction, mais constitue un tout où chaque élément apporte sa contribution. Le but du Catéchisme n’est rien d’autre que de faire

connaître et aimer la personne du Christ.

A une époque où la non-synthèse est de mode, l’Eglise a eu le courage de

dire clairement sa foi sur un ton d’affirmation et de proposition. Une foi

capable de s’exprimer dans un langage commun. Le Catéchisme marque-t-il

alors le retour des certitudes? Oui, dans la mesure où la foi est certaine

parce que son objet est certain, au-delà des divers modes d’expression, répond Mgr Schönborn. Mais attention, si le Catéchisme est un livre de la foi

autorisé, il n’est pas un méga-dogme, ni l’équivalent d’un concile.

L’objection d’une utilisation trop peu critique des sources bibliques ou

patristiques est un autre reproche courant contre le Catéchisme. «Nous

avons porté une attention particulière à l’unité de l’Ecriture Sainte qui

se «résume» dans la personne du Christ», explique Mgr Schönborn. L’interprétation s’est faite dans la tradition vivante de l’Eglise et selon le

principe de l’analogie qui permet d’approcher le mystère.

Quant à ceux qui prétendent que le Catéchisme «canonise» une seule théologique, l’archevêque de Vienne les renvoit en soulignant que précisément

l’ouvrage évite soigneusement d’entrer dans des visions ou des interprétations particulières.

Un plan identique au Catéchisme du Concile de Trente

Le choix d’un plan identique à celui du Catéchisme du Concile de Trente

ne doit rien au hasard, ni au respect de la tradition, mais correspond à la

conviction que Dieu est le premier en tout, et que l’homme est invité à lui

répondre. L’exposé de la foi et des sacrements précède logiquement la description de la vie chrétienne et de la prière qui sont la réponse de l’homme à Dieu. Le Catéchisme est un ouvrage doctrinal et non pas existentiel,

insiste Mgr Schönborn.

Aux yeux de son rédacteur, il est beaucoup trop tôt pour se faire une

idée de la réception du Catéchisme et déterminer son influence réelle sur

la catéchèse et la vie de l’Eglise. Alors que «certains ne savent pas trop

qu’en faire» 90% des diocèses américains ont réfléchi aux moyens de le faire passer dans la vie des communautés. (apic/mp)

1 février 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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