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Russie:Démission du président du (180396)
Conseil pour les Affaires religieuses
Craignant une reprise en main politique, Anatolij Krassikov jette l’éponge
Moscou, 18mars(APIC) Le journaliste Anatolij Krassikov, premier président
du Conseil russe pour les relations avec les organisations religieuses,
fondé en août dernier, a déjà jeté l’éponge. Il explique sa démission par
l’influence de plus en plus grande prise dans le Conseil par des responsables politiques et des hauts fonctionnaires.
L’agence de presse catholique russe «BLI», qui annonce la nouvelle, révèle qu’un successeur a déjà été nommé en la personne de Nikolaj Jegorov.
«Pour la première fois après neuf siècles d’Eglise d’Etat et presque un
siècle d’athéisme d’Etat, les dirigeants religieux avaient enfin le droit
de régler leurs problèmes seuls et entre eux, sans crainte de l’Etat…
Mais avec les récents développements, ce droit leur est repris», a-t-il déploré dans une interview accordée à l’agence «BLI».
Le Conseil pour les relations avec les organisations religieuses auprès
du Bureau de la présidence a été créé l’an dernier sur décision du président russe Boris Eltsine. Ce Conseil est un organe consultatif chargé des
relations avec les différentes confessions de la Fédération de Russie.
Ancien «vaticaniste» de TASS,
Le journaliste Anatoli A. Krassikov, âgé de 65 ans, était le chef du bureau romain de l’agence TASS entre 1959 et 1964. Il fut le «vaticaniste» de
l’agence soviétique à Rome, responsable de la couverture du pontificat de
Jean XXIII et du Concile Vatican II. En 1978, Anatolij Krassikov fut nommé
vice-rédacteur en chef de l’agence TASS. Krassikov passe pour un expert renommé en matière religieuse. Il restera cependant président du «Comité
chrétien pour l’unité des peuples».
Sous le régime communiste, un «Conseil pour les Affaires religieuses»
auprès du Bureau du Premier ministre existait déjà. Ce Conseil a collaboré
étroitement avec les services secrets soviétiques et a joué un rôle central
dans la politique de répression contre les Eglises. A l’époque soviétique,
les communautés religieuses étaient sous l’étroite surveillance de ce Conseil. A. Krassikov était pourtant parvenu à dissiper la méfiance suscitée
auprès de ces communautés par la création de ce Conseil consultatif. (apickap/be)




