Le texte contient 59 lignes (max. 75 signes), 634 mots et 4192 signes.

apic/Centre social Neuchâtel/Prévision

Neuchâtel: Lancement de la campagne du Centre social protestant du canton

Vers une année difficile… encore plus difficile (050396)

Neuchâtel, 5mars(APIC) Traditionnellement, mars est le mois des Centres

sociaux protestants (CSP). Entre hiver et printemps, c’est l’époque choisie

pour solliciter plus particulèrement la générosité du public. A Neuchâtel,

le lancement de la campagne a fourni l’occasion au CSP du canton de présenter lundi 4 mars les grandes lignes du rapport d’activité 1995.

«Les années 90 se suivent et se ressemblent. Ce sont des années noires

pour le social», a d’emblée lancé Francis Berthoud, directeur du Centre social protestant neuchâtelois. Pour répondre à la multiplication des cas et

à la complexité des dossiers aboutissant au CSP, il serait nécessaire

d’augmenter le nombre des collaborateurs.

Un poste supplémentaire serait bienvenu, mais les finances du Centre ne

le permettent pas. Sur un total de dépenses de plus de 1,4 million de

francs, le déficit budgeté l’an dernier a pu être ramené de 130’000 francs

à 33’000 francs, grâce à la générosité des donateurs et à héritage de

85’000 francs. «Nous travaillons avec des personnes qui ont des revenus à

peine supérieurs au minimum vital», souligne F. Berthoud. La frange de la

population qui vient consulter le CSP appartient à cette catégorie de personnes qui se situe à la frontière entre précarité et pauvreté et qui grâce

à un service tel que celui du CSP ne vient pas grossir les rangs de l’assitance publique.

L’an dernier, le nombre de nouveaux dossiers ouverts par le service social du CSP n’a pas augmenté par rapport aux années précédentes. Un cas sur

cinq est désormais transmis par les services sociaux cantonaux ou communaux. Les assistants sociaux constatent depuis quelques années un net rajeunissement de leur «clientèle». Ainsi 27% des dossiers concernent des

personnes de moins de 30 ans. 33% des consultations sont le fait de personnes âgées de 31 à 40 ans. C’est aussi dans ces tranches d’âge que le petit

crédit fait le plus de ravages, relèvent les collaborateurs du CSP.

Problèmes financiers

53% des consultations au CSP sont liées à des problèmes financiers. Un

grand nombre de clients du CSP connaissent des situations financières si

précaires qu’elles excluent la possibilité de rembourser les dettes contractées. Il s’agit alors de proposer une gestion du budget afin de stopper

l’endettement.

Pour 1996, les professionnels du CSP ne prévoient guère d’accalmie dans

le secteur social. L’entrée en vigueur en janvier dernier de la nouvelle

loi sur l’assurance-maladie et de la loi sur l’assurance-chômage laisse

présager une augmentation des situations difficiles. Pour permettre à des

personnes en difficulté de faire face à des dépenses imprévues, le CSP a la

possibilité d’apporter une aide matérielle en actionnant différents fonds

privés. L’an dernier, ces fonds ont été sollicités pour près de 195’000

francs. La propre action d’entraide du CSP «Budget des Autres» a permis de

distribuer 65’000 francs en 1995.

Sur le plan statistique, le CSP a géré 2’055 situations, dont 788 nouvelles, 157 reprises et 1’110 dossiers en cours. Les «clients» représentaient 67 nationalités. Parmi les dossiers nouveaux ou repris, les Suisses

figuraient largement en tête (475), suivis des Portugais (70).

Secteur réfugiés

Dans le domaine de l’aide aux réfugiés, dont la demande d’asile a été

acceptée, le CSP agit sur mandat de l’Entraide protestante suisse (EPER)

avec pour mission de faciliter l’installation et l’intégration de ces personnes. 50% des réfugiés statutaires pris en charge par le CSP viennent de

Bosnie, les ressortissants les plus nombreux ensuite sont originaires de

Turquie et du Sud-est asiatique.

Un service juridique et une consultation conjugale complètent l’offre du

Centre social protestant. Les consultations du CSP sont gratuites et ouvertes à tous. Dans le canton de Neuchâtel, le CSP est établi à Neuchâtel et à

La Chaux-de-Fonds. Il offre en outre une permanence sociale et juridique

dans le Val-de-Travers. (apic/spp/pr)

5 mars 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
Partagez!