Les nouvelles formes liturgiques en l’absence de prêtres
Suisse: Journées d’études de la Conférence des évêques suisses (260496)
Morges, 26avril(APIC) L’évolution de la situation pastorale en Suisse et
l’apparition de nouvelles formes de liturgie liées au manque de prêtres ont
été au centre des journées annuelles d’étude de la Conférence des évêques
suisses. Les évêques suisses accompagnés de leur vicaires généraux et
épiscopaux, soit quelque 35 participants, ont planché durant deux jours sur
le sujet au centre «La Longeraie» à Morges.
Le manque de prêtres oblige aujourd’hui l’Eglise à trouver de nouvelles
voies pour assurer la vie liturgique régulière des communautés, en particulier lors de célébrations en l’absence de prêtres. Le chanoine Jean-Claude
Crivelli, responsable du centre romand de Liturgie, rappelle que la liturgie doit avoir la dimension «d’école de vie chrétienne» afin d’introduire
les fidèles dans le mystère de Dieu. Martin Klöckener, professeur de liturgie à l’Université de Fribourg a montré que dans plusieurs aspects de la
compréhension de la liturgie il y a une tension entre la réalité pastorale
et les exigences ministérielles.
Le troisième invité le professeur allemand Werner Hahne, de BergischGladbach, au regard des difficultés de nombreuses paroisses qui n’ont plus
de messe tous les dimanche, suggère une réflexion sur ce qu’il nomme un
«sacerdoce particulier» dans le sens d’une «diaconie de direction». Ceci au
moins aussi longtemps que les conditions d’accès à prêtrise ne seront pas
modifiées. A ses yeux, il s’agit du seul moyen pour répondre dans un proche
avenir aux besoins liturgiques et pastoraux des communautés.
Les participants ont convenu que la diversité des liturgies est encore
appelée à se développer. C’est la raison pour laquelle la formation dans ce
domaine doit prendre à l’avenir plus de poids.
Le manque de prêtres est aussi une interrogation sur l’image et la conception de l’Eglise à laquelle la liturgie est étroitement liée. La proclamation et la célébration de la Parole de Dieu sont l’affaire de l’Eglise
toute entière, ont conclu les participants. (apic/com/mp)




