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Rome: Mobilisation contre l’avortement (240496)
Un «effet Tchernobyl»
Rome, 24avril(APIC) «Un processus de conversion pour instaurer une culture de la vie»: c’est ce que propose un Congrès international qui s’est conclu mardi soir à Rome. Il était organisé pour le premier anniversaire de la
publication de l’encyclique «Evangelium Vitae», sous les auspices du Conseil pontifical pour la Famille, de l’Institut de bioéthique de l’Université catholique du Sacré-Coeur et de l’Athénée pontifical «Regina Apostolorum» (Légionnaires du Christ), qui l’accueillait en ses murs.
L’éducation est le noeud de la discussion sur l’avortement, selon le
cardinal Pio Laghi, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique.
Car l’éducation est «en crise», a-t-il constaté, déplorant «une vie centrée
sur le présent» et donc «une incapacité d’ouvrir des perspectives», ainsi
que la perte des dimensions du «silence» et de «l’intériorité». Les techniques de la communication ont un rôle prodigieux, car elles «multiplient les
distorsions et les problèmes liés aux modèles de comportement», a-t-il observé, et il s’agit de «mobiliser les familles catholiques spirituellement
et socialement» et, avec l’aide des structures éducatives, de mettre en
route «un processus de conversion qui instaure une culture de la vie».
Mgr Tarcisio Bertone, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de
la foi constate un «effet Tchernobyl» de la législation sur l’avortement
sur l’opinion publique. On en arrive à un «point de non-retour» concernant
la protection et la promotion de la vie, a-t-il déclaré, et «il ne fait
plus de doute désormais que le monde dans lequel nous vivons, et en particulier celui de la culture, prêche et recherche une liberté qui n’ose plus
mettre aucune limite».
Mgr Elio Sgreccia, directeur de l’Institut de bioéthique de l’Université
Catholique du Sacré-Coeur, a commenté la décision du Président Clinton autorisant l’avortement tardif, qui n’est «rien moins qu’un infanticide».
Cette décision «aggrave la position de Clinton au point de susciter un refus non seulement de l’Eglise catholique, mais de toute la société civile».
Pour le cardinal Ersilio Tonini, archevêque émérite de Ravenne et publiciste très actif (il collabore à plusieurs journaux italiens), la protection de la vie ne se réduit pas à la question de l’avortement: la haine xénophobe est un des grands dangers d’aujourd’hui. «L’avenir du monde se joue
sur la vérité de la dignité de la personne dans une perspective de mondialisation», a-t-il souligné en conclusion. (apic/imed/pr)




