Le texte contient 47 lignes (max. 75 signes), 469 mots et 3125 signes.

apic/Paris/ évêques de France

Paris: Assemblée plénière des évêques de France (230496)

Les évêques planchent sur les jeunes et la foi

Paris, 23avril(APIC) L’Assemblée plénière des évêques de France a ouvert

ses travaux mardi à Paris. Les évêques vont plancher pendant deux jours sur

«la proposition de la foi aux jeunes dans la société actuelle». La

rencontre est placée sous la présidence de Mgr Michel Coloni, évêque de

Dijon et président de la Commission épiscopale «Education, vie et foi des

jeunes».

Le président de la Conférence de évêques, Mgr Joseph Duval a souligné le

souci des évêques de faire un effort d’objectivité pour chaque diocèse,

comme pour l’ensemble du pays. D’où l’importance du document préparatoire

intitulé «Paroles, la vie, la foi, les autres» qui est le compte-rendu de

1’100 témoignages de jeunes croyants adressés à la Conférence de évêques.

Encore plus qu’autrefois les jeunes chrétiens partagent les caractéristiques de l’ensemble de la jeunesse française.

Un film vidéo complétait ces témoignages sur la société, l’Eglise,

l’avenir, la famille, l’amitié et bien sûr la foi. Dans un langage opposé à

la langue de bois, qui a gagné une large sympathie de l’assistance manifestée par des éclats de rires et de longs applaudissements.

Les évêques se sont ensuite répartis dans divers groupes de travail sur

le développement de la personne, l’éducation à la liberté, la vie sacramentelle ou la participation à la vie ecclésiale. (apic/jcn/mp)

Encadré

Les jeunes et la foi

Il ressort des témoignages écrits ou filmés, que les jeunes catholiques

portent généralement un regard positif sur leur foi. Ils conviennent volontiers que leur cheminement est difficile et qu’ils s’interrogent beaucoup

sur le sens de ce qu’ils croient. Leur foi se présente plutôt comme la découverte d’être aimés de Dieu.

Ils sont venus à la foi dès leur enfance par une éducation chrétienne ou

à travers de événements heureux ou malheureux. Leur foi les dynamise et les

amène à prendre des responsabilités dans les mouvements ou les aumôneries,

même si beaucoup avouent qu’il n’est pas facile de dire leur foi à leurs

camarades. Un aveu d’autant plus difficile que l’instituion ecclésiale et

paroissaiale apparaît sclérosée. Ils s’y sentent plus tolérés qu’accueillis

et ne voient guère comment y trouver leur place.

Les jeunes notent aussi que si les évêques leur montrent un visage accueillant et sympathique lorsqu’ils ont un contact direct avec eux, ils apparaisent lointains et froids quand ils expriment une parole publique. De même les jeunes estiment les prêtres trop débordés pour leur accorder une

écoute attentive.

Seuls les sacrements du baptême et de la confirmation les touchent de

près. Ils ne comprennent pas ou mal l’eucharistie et la messe ne représente

pour eux aucun attrait. Elle est perçue comme ennuyeuse, vide de sens et

célébrée sans joie. Quand au sacrement de réconciliation, ils n’en font

pratiquement pas mention. Globalement ils se sentent éloignés des communautés paroissiales peu accueillantes. (apic/jcn/mp)

23 avril 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!