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apic/Zurich/ sages-femmes/ avortements
Zurich: pas de place à l’école cantonale (170496)
de sages-femmes pour les candidates opposées à l’avortement
Berne/Zurich, 17avril(APIC) Les candidates à la profession de sage-femme
qui pour des raisons de conscience refuseraient de participer à des avortements tardifs ne seront plus admises à l’école cantonale des sages-femmes
de Zurich. C’est ce qu’a confirmé à l’APIC Monika Müller, membre du comité
de la Fédération suisse des sages-femmes.
Il y a un an l’assemblée des délégués de la Fédération avait proposé une
solution pour les sages-femmes opposées à l’avortement. Les hôpitaux devaient introduire des contingents de places pour les sages-femmes qui pour des
raisons de conscience refusent de porter une responsabilité dans des interruptions de grossesse. Ce contingent existe notamment à Lucerne, Berne,
St-Gall et dans les Grisons. L’école de sages-femmes, dépendante de
l’Hôpital universitaire de Zurich, a décidé de l’abolir.
Pour Monika Müller les sages-femmes doivent au cours de leur formation,
aborder tous les aspects de leur profession. Mais les sages-femmes
diplômées doivent pouvoir travailler dans un lieu où elles ne sont pas
obligées de faire des opérations contraires à leur conscience.
Les avortements tardifs, c’est-à-dire après douze semaines de grossesse,
ne se pratiquent pas sous narcose totale comme des interruptions de
grossesse ordinaires, explique Monika Müller. La femme est consciente et on
provoque l’accouchement. Parfois l’enfant nait vivant. L’approche est donc
très nettement différente, souligne-t-elle.
Le Parlement zurichois doit débattre prochainement d’une motion portant
sur l’objection de conscience des élèves sages-femmes. Une étude réalisée à
la demande de l’Eglise évangélique-réformée soutient que les sages-femmes
ont le droit de refuser de participer à un avortement. Elles doivent cependant assurer les soins des femmes qui attendent ou ont subi un avortement.
L’auteur de l’étude, Ruth Baumann-Hölzle, est d’avis qu’un hôpital n’est
pas obligé d’engager une sage-femme qui refuse l’avortement.
Par contre les candidates sages-femmes qui refusent l’avortement ne peuvent en aucun cas se voir interdire l’accès à la formation. Ce qui équivaudrait à une interdiction professionnelle. (apic/gs/mp)




