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apic/Sicile/Mgr De Giorgi archevêque de Palerme/
Italie: Mgr De Giorgi nommé sur le siège de Palerme (040496)
Comme le cardinal Pappalardo, il dira son fait à la mafia
Rome/Palerme, 4avril(APIC) Palerme, capitale de la Sicile, a un nouvel
archevêque. Le pape a nommé sur le siège métropolitain de l’île Mgr De
Giorgi, 65 ans, ancien archevêque de Tarente et assistant ecclésiastique de
l’Action Catholique italienne. Il succède à l’une grandes figures de
l’épiscopat italien – et ancien «papabile» – le cardinal Salvatore Pappalardo, adversaire résolu de la mafia.
Le nouvel archevêque a tenu à rendre hommage à son prédécesseur en disant sa volonté de mettre ses pas dans les siens pour promouvoir «la culture
de la vie, de l’amour, du respect, du pardon, de la justice, de la légalité
et de la solidarité».
Né à Vernole (Lecce), dans les Pouilles, le 6 septembre 1930, Salvatore
De Giorgi a été ordonné prêtre en 1953. Pendant vingt ans, il assume diverses responsabilités dans l’Action Catholique, dans la catéchèse et dans la
pastorale, notamment comme directeur du Bureau pastoral diocésain. Il enseigne également, notamment à l’Institut de théologie pour les religieux,
et fait partie sans interruption, durant ces vingt ans, des conseils presbytéral et pastoral.
Ordonné à l’épiscopat en 1973, il est nommé deux ans plus tard coadjuteur de l’évêque d’Oria, auquel il succède en mars 1978. En 1981, Jean-Paul
II lui confie le siège de Foggia (auquel étaient attachés ceux de Bovino et
de Troia). Après avoir restructuré le diocèse, il est promu en 1986 archevêque de l’Eglise métropolitaine de Foggia-Bovino. En 1987, Jean-Paul II le
transfère sur le siège métropolitain de Tarente. Deux ans plus tard, le pape le nomme assistant ecclésiastique général de l’Action Catholique Italienne, consulteur de la Congrégation pour les Evêques et membre du comité
de présidence du Conseil pontifical pour la Famille.
Au sein de la conférence épiscopale régionale des Pouilles et de la
Conférence épiscopale italienne, Mgr De Giorgi a occupé divers postes pour
la catéchèse, la liturgie et la doctrine de la foi. Mgr De Giorgi est également directeur du périodique «Presenza Pastorale» et l’auteur de divers
ouvrages de pastorale consacrés au laïcat et à l’Action Catholique.
Dans la continuité
Né à Agrigente (Sicile) il y a 77 ans, ordonné prêtre à l’âge de 22 ans,
Mgr Pappalardo entré la Secrétairerie d’Etat à la fin de la guerre et dirigé dans les années 60 l’Académie pontificale qui forme les diplomates du
Saint-Siège. Il est lui-même nonce en Indonésie (1965), avant d’être appelé
sur le siège de Palerme en 1970. Paul VI le crée cardinal en 1973. Adversaire déclaré de la mafia, après avoir succédé à un archevêque moins résolu, le cardinal Pappalardo a toujours été très clair dans ses dénonciations, tout en protestant contre les assimilations faciles qui englobaient
dans le crime organisé toute la population sicilienne.
Dans son premier message comme archevêque de Palerme, Mgr De Giorgi
tient à rendre hommage à son prédécesseur, «un grand archevêque, honoré et
célébré unanimement par l’épiscopat italien», qui «avec une sagesse pastorale, une intuition clairvoyante, un courage évangélique et surtout un
amour vigilant et prévenant, a tracé pour notre Eglise un chemin irréversible, dans lequel je m’insère dans la continuité».
Mgr De Giorgi s’adresse aussi aux autorités civiles et militaires, à la
magistrature et à «tous ceux qui ont des responsabilités dans les domaines
culturel, économique, politique et social». Il leur offre, «dans le respect
de la distinction des rôles», précise-t-il, sa collaboration de pasteur
pour «promouvoir, au service du bien commun, les hautes valeurs et les nombreuses potentialités du peuple de Palerme, riche d’histoire, de culture,
de civilisation, de ressources humaines et chrétiennes, en vue de résoudre
ses problèmes et d’enrayer les maux sociaux, avec la conviction que ceuxci, à commencer par la mafia, peuvent être vaincus grâce à la bonne volonté
et au concours de tous, mais surtout par la formation des consciences à la
culture de la vie, de l’amour, du respect, du pardon, de la justice, de la
légalité et de la solidarité». (apic/cip/bol/imed/mp)




