apic/Musulmans/Italie/Jésuites contre un «Accord avec l’Etat»/Loi italienne
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Rome:La revue jésuite «Civilta Cattolica» opposée à un (170596)
«Accord avec l’Etat» en faveur des musulmans d’Italie
Des requêtes contraires à l’ordre juridique italien
Rome, 17mai(APIC) La célèbre revue jésuite italienne «Civilta Cattolica»
ne veut pas d’un «Accord avec l’Etat» en faveur des musulmans d’Italie.
Cette possibilité existe dans la Constitution italienne, mais les jésuites
préfèrent que les autorités adoptent une nouvelle loi sur la liberté religieuse allant dans le sens des demandes musulmanes, mais qui soit en accord
avec la législation italienne.
La revue est en effet opposée à certaines requêtes de la communauté musulmane concernant l’ouverture d’écoles islamiques de tous ordres et les
effets civils du mariage islamique. Les jésuites en effet ne sont pas partisans de la signature d’un «Accord avec l’Etat» (possibilité prévue dans
l’art. 8 de la Constitution italienne, et dont bénéficient quelques Eglises
évangéliques et la communauté hébraïque d’Italie) que réclament depuis des
années les musulmans d’Italie.
Dans sa dernière édition, la revue «Civilta Cattolica» déclare s’y opposer pour deux raisons principales: la représentativité incertaine des organisations islamiques qui revendiquent cet accord et certaines requêtes particulières qui sont en contradiction avec l’ordre juridique italien. Ainsi,
dans le domaine du mariage islamique, il y a au moins trois éléments qui
comportent une discrimination de la femme et qui sont inacceptables au regard de la législation italienne:la polygamie, la faculté du mari de répudier sa femme sans son consentement et la possibilité de la punir également
en recourant à des châtiments corporels.
Les écoles islamiques ne favorisent pas l’intégration des jeunes immigrés
En ce qui concerne l’ouverture d’écoles islamiques, affirme la revue jésuite, elle est également découragée dans la plupart des pays européens,
parce que ces écoles ne favorisent pas l’intégration des jeunes immigrés et
constituent une sorte de «ghettoïsation».
A la place de cet «Accord avec l’Etat», les jésuites proposent que
l’Etat italien approuve une nouvelle loi sur la liberté religieuse qui aille à la rencontre des demandes des musulmans, comme la reconnaissance des
fêtes islamiques, du Ramadan, de l’abattage «halal» (rituel) des animaux et
la possibilité d’avoir des endroits réservés dans les cimetières.
La «Civilta Cattolica» émet des doutes sur les intentions de ceux qui
réclament cet accord, «qui ne sont pas élus par la base». Les promoteurs de
ces demandes – l’Union des communautés et des organisations islamiques en
Italie – agissent peut-être sous l’influence d’Etats musulmans aux législations islamiques plus radicales. Ces derniers semblent davantage vouloir
s’assurer l’hégémonie (sur les immigrants musulmans, ndr) que répondre aux
exigences d’une population d’origine musulmane qui en est encore au premier
stade du cycle migratoire. (apic/cic/cds/be)




