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apic/Slovénie/ voyage du pape/ impressions du président et de l’ambassadeur

Ljubljana: Jean Paul II en Slovénie (170596)

Le président Kucan attend «un ami»

Ljubljana, 17mai(APIC) «C’est un ami qui vient! Il nous fait grandir», a

déclaré jeudi le président slovène Milan Kuran, commentant l’arrivée de Jean Paul II dans son pays. «Le pape a montré son amitié pour notre peuple

aux moments les plus critiques et son aide ne nous a jamais fait défaut. Le

Vatican a joué un rôle déterminant dans le processus d’affirmation internationale de notre pays. Son engagement pour la paix en Bosnie et dans les

Balkans a été pour nous un exemple à suivre».

Milan Kucan a évoqué le discours du pape aux Nations-Unies où il a exhorté le monde à «oublier le passé pour regarder l’avenir, pour créer un

XXIe siècle de justice et d’espérance». Notre volonté de regarder toujours

vers le passé nous limite et nous nuit, a-t-il ajouté. Le président voulait

ainsi couper l’herbe sous les pieds aux candidats à la polémique. N’est-il

pas lui-même un ex-communiste et sa famille de confession évangélique?

Par mesure de sécurité les ménagères slovènes ont été priées de retirer

des fenêtres les traditionnels pots de fleurs qui décorent leurs maisons,

mais cette mesure, n’a , semble-t-il, provoqué aucune grogne.

Stefan Falez, ambassadeur de Slovénie près le Saint-Siège, parle pour sa

part d’un «événement extraordinaire». Et de préciser: «C’est la première

fois qu’un pape vient chez nous, à part la brève halte de Pie VI en route

vers Vienne en 1783!. Cette visite a été d’ailleurs plusieurs fois prévue

et remise en 5 ans d’indépendance, par exemple quand le pape s’est rendu à

Zagreb en septembre 1994. «Nous ne voulions pas, explique l’ambassadeur,

donner l’idée d’une continuité avec le système précédent en Yougoslavie et

le pape s’est montré compréhensif devant notre souhait.».

L’Eglise de Slovénie persécutèe après 1945

L’ambassadeur qui vit à Rome depuis 1941, attend beaucoup de la visite,

non seulement en termes de publicité, vu que dans les prochains jours, le

monde entier parlera de la Slovénie, mais aussi pour la pacification de

tout notre peuple qui a subi tant de blessures durant l’après-guerre».

L’Eglise catholique a en effet été persécutée après 1945. «De nombreux prêtres ont été emprisonnés et des évêques torturés». Tout n’est d’ailleurs

pas règlé entre l’Eglise et l’Etat. «Tous les partis issus de vieux systèmes ne sont pas forcément favorables au changement. De nombreux ex-communistes refusent les propositions de l’Eglise. Par exemple, la loi approuvée

par le parlement sur l’éducation civile exclut l’enseignement religieux»,

signale Stefan Falez.

L’ambassadeur ne doute pas d’un accueil très enthousiaste sera réservé

au pape: «Sur 2 millions de citoyens, je pense que plus de 300’000 assisteront directement aux différentes rencontres. Jean Paul II visitera les

trois diocèses de Slovénie: Ljubljana, Capodistria et Maribor. Cela n’arrive pas souvent. Cela a parfois des avantages d’être un petit pays! (apiccip/ imed/ba)

17 mai 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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