Le texte contient 56 lignes (max. 75 signes), 529 mots et 3638 signes.
apic/ACAT/ prisonniers maltraités/ dialogue avec policiers
Bâle: L’ACAT-Suisse dénonce les mauvais traitements de prisonniers (120596)
Elle se penche aussi sur le rôle difficile,
mais nécessaire des policiers et des geôliers
Bâle, 12mai(APIC) Le mouvement suisse «Action des chrétiens pour l’abolition de la torture» (ACAT) a dénoncé samedi lors de son assemblée annuelle
à Bâle le fait que des prisonniers, des requérants d’asile ou d’autres personnes arrêtées sont parfois brutalisées par les forces de l’ordre et que
certains souffrent de mauvaises conditions de détention. Certes, admet
l’ACAT-Suisse, la torture n’est pas pratiquée de manière systématique en
Suisse, mais il convient de rester vigilant sur des «bavures» encore trop
fréquentes. La centaine de participants ont pris également conscience de la
nécessité de dialoguer avec les autorités, voire avec les policiers et les
geôliers qui font un travail difficile, mais nécessaire dans leur rôle de
gardiens de l’ordre public.
Le thème de l’assemblée annuelle était intitulé «Prévention et Vigilance». Pour essayer précisément de nouer le dialogue, les organisateurs de
l’ACAT avaient invité pour une table ronde François de Vargas, consultant
en droits humains, Claudine Haenni et Carole Mottet de l’Associaton pour la
prévention de la torture (APT), Frédéric Maillard de l’ACAT-Suisse, Patrice
de Mestral, aumônier de prison à Zurich, mais aussi Marianne Heimoz, directrice de la prison de femmes de Hindelbank près de Berne et Guy Savary, vice-directeur de la prison préventive de Champ-Dollon à Genève.
«Nous avons besoin des policiers, gardiens de l’ordre public»
«Ce qu’on demande aux policiers est souvent surhumain», a relvé François
de Vargas dans son introduction. Ils doivent parfois travailler 14 heures
sans arrêt, faire face à des aggressions. Ils sont les gardiens de l’ordre
public. Nous avons besoin d’eux».
Dans un Etat démocratique des organismes indépendants qui aident les
Etats à prévenir les mauvais traitements est nécessaire. C’est dans cet
esprit que le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) effectue son travail. Il visite les pays qui ayant ratifié la convention européenne pour la prévention de la torture, leur soumet un rapport et demande
que des améliorations soient apportées aux endroits où cela s’avère nécessaire. Le CPT a visité la Suisse en février 1996.
Un besoin d’être reconnus
Plusieurs intervenants on relevé l’importance d’organisations non gouvernementales comme l’ACAT. Mais à condition que ces organisations sachent
travailler avec une certaine discrétion. Les policiers, comme les gardiens
de prison ont besoin d’être reconnus. Une participante a fait état du malaise de policiers français et du nombre relativement inquiétant de suicides parmi eux. En Suisse l’accompagnement psychologieque des forces de
l’ordre est encore trop faible.
Les représentants de l’APT ont aussi souligné la nécessité d’un débat
public. Dans un Etat démocratique, les citoyens doivent savoir ce qui se
passe derrière les barreaux d’un poste de police ou d’une prison. Suzanne
Zbären, secrétaire générale de l’ACAT-Suisse, a conclu la discussion en
traçant une ligne de travail pour l’ACAT: multiplier les contacts avec les
autorités cantonales et les corps de police afin d’établir le dialogue,
faire un travail de sensibilisation afin d’éviter que les dérapages éventuels ne soient admis et finalement tolérés par la société.
D’autres priorités de l’année ont été admises par les participants lors
de la partie statutaire de l’assemblée présidée par Ursula Misteli: Mettre
sur pied un réseau spécifique d’intervention pour les personnes condamnées
à mort dans le monde. Enfin être actif dans les paroisses à l’occasion du
Vendredi-Saint . (apic/com/ba)




