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apic/Thérèse de Lisieux
Les reliques de Thérèse de Lisieux en Belgique
Pour un périple de plusieurs semaines (080596)
Bruxelles, 8mai(APIC) En 1997, l’Eglise catholique célébrera le centenaire de la mort de sainte Thérèse de Lisieux, patronne universelle des missions. A cette occasion, les reliques de Thérèse seront accueillies en Belgique du 11 mai au 16 juin dans de nombreuses localités.
En novembre dernier, le diocèse de Namur a été le premier diocèse étranger à accueillir ces reliques, dont l’évêque de Lisieux a souhaité la pérégrination. Cette fois, une vingtaine de rendez-vous sont proposés, notamment à Bruxelles, Namur, Tournai, Banneux, Charleroi, Nivelles, Waterloo,
Eupen et Louvain-la-Neuve.
Le rayonnement de Thérèse est lié à la simplicité de ce qu’elle propose.
«Thérèse a su démocratiser la sainteté évangélique, en la montrant accessible pour tous», souligne le Père Conrad De Meester, religieux carme et organisateur du périple des reliques de Thérèse en Belgique. «Un premier signe que nous donne Thérèse, écrit-il, concerne la place de la gratuité dans
notre vie, de l’amitié, de l’ouverture universelle aux autres. Thérèse a
tout placé sous le signe de l’amour. Son programme quotidien était de «vivre d’amour», comme le chante un de ses poèmes les plus célèbres. C’était de
«faire plaisir» sans être payé de retour, ni chercher d’autre avantage que
la joie d’aimer».
C. De Meester poursuit: «Thérèse la mystique a connu la double expérience d’une foi très illuminée et de la nuit de la foi. Elle a partagé nos
difficultés de croire et ressenti les exigences de la raison, tout en se
rendant au «fait de Jésus» et au témoignage de ceux qui ont vu et ont cru.
«Thérèse est un témoin d’espérance. Par ses problèmes d’enfance, elle aurait pu sombrer dans la dépression. Son amour du Christ, même comme enfant,
a fini par la guérir et l’épanouir».
«Histoire d’une âme»
Thérèse Martin est née à Alençon le 2 janvier 1873. Son père est horloger bijoutier, sa mère gère un commerce de dentelle. Elle est la cadette de
neuf enfants et la cinquième restée en vie. Son enfance annonce un avenir
fragile: sa vie étant en danger, elle est confiée à une nourrice à la campagne puis, revenue à la maison, elle perd à l’âge de quatre ans sa mère,
emportée par un cancer. La famille déménage à Lisieux. Entourée d’affection
mais traumatisée par la perte de sa mère, l’enfant devient timide et hypersensible. A neuf ans, elle sombre dans une maladie psychosomatique. Plus
tard, Thérèse insistera pour qu’on sache qu’elle a beaucoup souffert.
Elle s’ouvre à la vie, aux études, à la beauté de la nature, aux voyages, à son entourage. Elle s’ouvre au Christ surtout, qui devient son grand
Amour, à qui elle désire tout donner pour collaborer au salut des autres.
Ainsi est-elle acceptée à l’âge de 15 ans dans l’austère communauté contemplative des Carmélites de Lisieux. Le 8 septembre 1890, âgée de 18 ans à
peine, Thérèse de l’Enfant-Jésus prononce ses voeux perpétuels de Carmélite.
A la demande de la prieure du Carmel, qui n’est autre que sa propre soeur Pauline, Thérèse rédige ses souvenirs d’enfance. Ce sera la première
partie de son «Histoire d’une âme». «C’est une oeuvre importante, dit-elle.
Mais attention ! Il y aura quelque chose pour tous les goûts, sauf pour les
voies exceptionnelles.» L’écrit, dont elle ne prévoyait pas la publication,
deviendra bientôt un best-seller, traduit en plus de cinquante langues.
Chargée à 21 ans de la formation des jeunes Carmélites, elle y développe
ses talents pédagogiques, psychologiques, artistiques même. Elle désire
partir dans un Carmel de mission, mais en sera empêchée par la maladie.
A 23 ans, elle contracte la tuberculose. La terrible maladie la pousse à
méditer sur sa faiblesse, sa souffrance, sa mort. Elle se voit, avec les
pécheurs et les mal croyants, assise «à la table de l’amertume», se découvrant appelée pourtant à témoigner de l’amour reçu. «Dans le coeur de
l’Eglise, je serai l’Amour ! Ainsi je serai tout !», confie-t-elle.
Thérèse meurt le 30 septembre 1897, à l’âge de 24 ans. Son «Histoire
d’une âme» se propage rapidement. Elle est déclarée sainte dès 1925 et proclamée, en 1927, patronne universelle des missions et des missionnaires.
Plusieurs évêques à travers le monde ont exprimé le souhait qu’elle soit
proclamée bientôt «Docteur de l’Eglise». (apic/cip/pr)




