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apic/ Marguerite Bays
Siviriez: 1’500 personnes célèbrent Marguerite Bays (300696)
Première fête pour la bienheureuse fribourgeoise
Siviriez, 30juin(APIC) Quelque 1’500 personnes ont participé dimanche à
Siviriez, à la première fête liturgique de la bienheureuse fribourgeoise,
Marguerite Bays, béatifiée à Rome le 29 octobre dernier. A bien des égards,
Marguerite Bays fut «toute petite» au yeux du monde mais elle a fait de sa
vie une «longue marche silencieuse vers la sainteté». «Elle a voulu être
près du coeur de Dieu pour être près du coeur du monde», a commenté Mgr
Amédée Grab, évêque du diocèse.
La paroisse natale de Marguerite Bays était en fête pour commémorer solennellement son «entrée au ciel» le 27 juin 1879. La bienheureuse de la
Pierraz n’a rien fait d’extraordinaire, menant la vie normale d’une femme
de la campagne fribourgeoise du XIXe siècle. Elle n’a laissé ni fondation,
ni écrits, mais n’a cessé de penser «aux choses d’en haut».
La cérémonie est restée simple et fervente, à l’image de Goton de la
Pierraz. Outre Mgr Grab, on a noté la présence du nonce apostolique en
Suisse, Mgr Karl-Joseph Rauber, des évêques de Bâle et de Sion; Mgr Kurt
Koch et Mgr Norbert Brunner, de l’évêque auxiliaire Mgr Pierre Bürcher et
bien sûr de Mgr Pierre Mamie, ancien évêque du diocèse, et de Mgr Gabriel
Bullet, ancien évêque auxiliaire.
Une quarantaine de prêtres, dont Marcel Ménétrey, «le miraculé de la
Dent de Lys», avaient également fait le déplacement de Siviriez pour rappeler combien Marguerite Bays peut encore être un exemple pour les chrétiens
d’aujourd’hui dans la famille, dans la paroisse, auprès des enfants, des
malades, des mourants et des pauvres.
Jamais «politiquement correcte»
Aujourd’hui, l’Eglise doit encore être du côté de petits, a souligné Mgr
Grab. Elle lance un appel pressant à la justice sociale, au respect de la
vie et des personnes, à la dignité des travailleurs. Dans ce sens, elle ne
sera jamais «politiquement correcte».
Les participants, rassemblés en plein air sur le pré devant l’église, au
pied d’un grand portrait de la bienheureuse, ont la plupart un lien particulier avec Goton de la Pierraz. «Marguerite Bays fut une travailleuse, sa
vie peut être encore aujourd’hui d’actualité, car elle a su mettre le
Christ en premier malgré les difficultés», remarque cet homme de Lausanne.
«Elle m’a aidé directement, c’était fabuleux», renchérit cette dame. «Elle
est sainte…oui, oui elle est sainte». «Je suis paysan, elle fut une paysanne. Elle m’est très proche de ce côté-là. Dieu aime les travaux et les
gens simples.»
Beaucoup de pèlerins ont refait à pied après la messe le chemin de
l’église de Siviriez au hameau de la Pierraz, à la maison natale de la
bienheureuse, pour assister à une évocation de quelques scènes de la vie de
Marguerite Bays. Les plus fidèles ont encore prolongé par les vêpres à
l’abbaye cistercienne de la Fille-Dieu et par le chapelet à la chapelle de
Notre-Dame du Bois, où Marguerite Bays aimait à se rendre. (apic/mp)




