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apic/Etats-Unis/Plainte d’une religieuse licenciée

Etats-Unis: Une religieuse licenciée dépose plainte pour rupture de contrat

«Discrimination sexuelle»: deux poids, deux mesures (090696)

Indianapolis, 9juin(APIC) Licenciée sur le champ il y a un an pour le

seul fait d’avoir signé une lettre ouverte à Jean-Paul II demandant de garder ouvert le débat sur l’ordination des femmes, Soeur Carmel Mc Enroy,

professeur de théologie au séminaire interdiocésain de St Meinrad, dans

l’Indiana, a intenté un procès auprès de la Cour Fédérale contre le séminaire et le P. Timothy Sweeney, qui en était le directeur à l’époque.

La plainte introduite par Soeur Mc Enroy, religieuse de la Misécricorde,

porte sur la «discrimination sexuelle» dont les femmes qui enseignent au

séminaire de St Meinrad sont victimes au moins depuis 1981, année où elle y

a inauguré son enseignement. La plainte dénonce surtout la rupture de contrat, en faisant notamment valoir que des prêtres qui ont eu «des problèmes

relatifs à la sexualité» ont été traités avec plus d’indulgence et que même

un prêtre accusé d’hérésie a eu l’occasion de se défendre, ce qui lui a été

refusé.

Théologienne appréciée aux Etats-Unis, Soeur Mc Enroy a été informée de

son licenciement le 26 avril 1995 par une lettre du recteur de St Meinrad,

l’abbé bénédictin Timothy Sweeney, qui aurait agi sur ordre de Mgr Elden F.

Curtiss, archevêque d’Omaha et président de la Commission épiscopale américaine des séminaires. Il était reproché à la religieuse d’avoir figuré parmi les signataires d’un document critique à l’égard de la lettre «Ordinatio

sacerdotalis» (30 mai 1994) de Jean-Paul II, paru dans l’hebdomadaire «The

National Catholic Reporter». Le texte avait recueilli l’adhésion d’un grand

nombre de théologiennes et de religieuses, lesquelles demandaient seulement

que le débat sur l’ordination des femmes reste ouvert.

En signant l’appel adressé à Jean-Paul II, Soeur Carmel Mc Enroy n’avait

pas indiqué sa qualité de religieuse, alors qu’un prêtre figurait comme tel

parmi les signataires, lequel n’a jamais été inquiété, observe la religieuse. Elle ajoute qu’en avril 1995 plus de 60 prêtres du diocèses de Seattle

ont publié une déclaration réclamant la poursuite du débat sur l’ordination

des femmes et qu’eux non plus n’ont jamais été inquiétés. (apic/cip/pr)

9 juin 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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