Le texte contient 38 lignes (max. 75 signes), 415 mots et 2681 signes.
apic/Pape/Angélus/Jubilé/Habitat II
Rome: Le Jubilé de l’an 2000 est le rendez-vous des Européens
Le pape évoque «Habitat II» et le Jubilé lors de l’Angélus (090696)
Rome, 9juin(APIC) L’Europe est la «patrie des patries» et le jubilé de
l’an 2000 est un rendez-vous européen, a déclaré samedi le pape en
s’adressant à quelques 5’000 pèlerins de la République Tchèque. Un discours
repris en partie le dimanche, lors de l’Angélus. Au cours duquel il a rappelé la nécessité du droit au logement pour tous, en parlant de la Conférence de l’ONU «Habitat II», tenue à Istanbul.
Le jubilé de l’an 2000 est un «point de référence important non seulement pour le christianisme et pour l’Eglise, mais aussi pour l’Europe qui,
après la chute des systèmes totalitaires, cherche à devenir toujours davantage une grande patrie des patries». C’est un moment décisif pour l’union
spirituelle du vieux continent. Le pape a également souligné que si l’Eglise a joué un rôle «de tout premier plan» contre l’oppression communiste,
elle devait «continuer à être une force vive, opérante, sincèrement préoccupée du bien de la société toute entiere».
Pour cela, Jean-Paul II a redit «l’urgence de la nouvelle évangélisation
des terres qui ont reçu la première annonce de la foi grâce à saint Cyrille
et saint Methode». Dans la perspective oecuménique qui lui tient à coeur,
le Pape a encore rappelé «l’exigence, même douloureuse, d’une meilleure entente et d’une meilleure compréhension fraternelle entre chrétiens des différentes Eglises». A la racine, il y a l’indispensable prière «pour que les
nations d’Europe retrouvent leur cohésion intérieure dans la force qui
vient de Dieu».
Dimanche, enfin, lors de l’Angélus, le Pape a de nouveau salué, dans
leur langue, les pèlerins de Tchéquie.
Autre thème évoqué lors de l’Angélus du dimanche: l’habitat. «Le droit à
une maison, le droit à un travail honnête, font corps avec un unique projet
de coexistence qui doit prévoir pour tous, sans discrimination, des conditions de vie dignes», a-t-il dit, en évoquant à nouveau la Conférence «Habitat II» de l’ONU, à Istanboul.
«On ne doit pas se résigner au spectacle des grandes banlieues urbaines
où s’entassent des foules de pauvres à la recherche d’abris de fortune où à
la recherche du minimum vital parmi les miettes d’une société de consommation (consumismo) souvent gaspilleuse et indifférente», a-t-il dénoncé.
Les grandes villes modernes, «lieu de liberté» peuvent aussi être «lieu
de l’indifférence, de la solitude, de nouvelles formes de misère». Pour
Jean Paul II «chaque ville doit se sentir tenue de devenir la ville de
tous», en manifestant le «visage de la solidarité». (apic/imed/pr)




