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Fribourg:Accusations d’écoutes téléphoniques au (070696)
secrétariat de la Conférence des évêques suisses
Le Père Trauffer pense porter plainte pour calomnie
Fribourg, 7juin(APIC) Le Père Roland-B. Trauffer, secrétaire de la Conférence des évêques suisse (CES), pense porter plainte pour calomnie après
les «révélations» de l’hebdomadaire alémanique «Schweizerische Katholische
Wochenzeitung» sur de prétendues écoutes téléphoniques clandestines au
secrétariat de la CES.
Le journal catholique de tendance conservatrice affirme que le P. Trauffer aurait effectué secrètement des écoutes téléphoniques de la chargée
d’information de la CES, Maria Brun. Suite à diverses interviews accordées
à la presse concernant les restructurations au sein du secrétariat, Mme
Brun avait été déchargée de ses fonctions avec effet immédiat le 30 avril
dernier. L’affaire des écoutes téléphoniques aurait été le point culminant
dans les différends entre le P. Trauffer et Mme Brun qui aurait conduit au
licenciement de cette dernière.
«Sommet de l’absurde»
La «Katholische Wochenzeitung» affirme dans sa dernière édition que Mme
Brun se serait aperçue de ces écoutes téléphoniques et en aurait informé le
nonce apostolique à Berne. Les évêques suisses auraient également été mis
au courant de cette affaire. Dans une réponse à l’agence APIC, le P. Trauffer a qualifié vendredi ces accusations de «sommet de l’absurde». Il les a
entendues pour la première fois ce vendredi:»elles sont absolument dénuées
de tout fondement; contrairement à ce qu’avance le journal en question, je
n’ai jamais discuté de cette affaire ni avec le nonce ni avec les évêques
suisses».
Le secrétaire de la CES pense porter plainte pour calomnie contre le
journal en question. Ni Mme Brun ni Mgr Karl-Josef Rauber étaient atteignables ce vendredi.
Une campagne visant à semer le désordre dans la CES
«C’est ubuesque!» a déclaré Mgr Henri Salina vendredi à l’APIC. Le président de la CES accorde toute sa confiance à son secrétaire. Il craint
qu’il ne s’agisse là d’une campagne de diffamation de certains milieux conservateurs visant à semer le désordre dans la CES. En s’en prenant à son
secrétaire. Contrairement à ce qu’affirme le journal en cause, – à savoir
que les évêques suisses auraient été mis au courant – Mgr Salina n’a jamais
eu connaissance auparavant de tels reproches relevant de la «pure invention». (apic/wm/be)




