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Diocèses de Suisse romande:Réforme de la formation des prêtres (040696)

Le projet de Centre interdiocésain de formation théologique prend corps

Fribourg, 4juin(APIC) La réforme de la formation des prêtres en Suisse

romande suit son cours. Le projet de Centre interdiocésain de formation

théologique (CIFT) a été examiné par le Conseil presbytéral du diocèse de

Lausanne, Genève et Fribourg lors de sa dernière séance au Centre diocésain

à Villars-sur-Glâne. Il devrait être approuvé sans difficulté à la mi-juin

par la Conférence des ordinaires romands (COR).

Le CIFT, nouvelle filière de formation pour les diocèses de Lausanne,

Genève et Fribourg, Sion et la partie romande du diocèse de Bâle, destiné

d’abord aux candidats au sacerdoce, sera également ouvert aux diacres ou

aux assistants pastoraux. Il s’agit d’offrir un complément à ce que proposent la Faculté de théologie de l’Université et les autres instituts de

formation. La Faculté de théologie va d’ailleurs resserrer ses critères

d’admission, mais permettra tout de même l’accès à certains étudiants sans

maturité fédérale. Sa section pastorale, la «voie B», sera supprimée et

remplacée par une «voie Diplôme» moins étoffée.

Alternative à la filière académique

Ainsi, les personnes intéressées à ce nouveau cursus sont en particulier

les candidats à un ministère dans l’Eglise qui ne peuvent ou ne tiennent

pas à suivre une filière académique. En effet, certains n’ont pas la capacité de suivre avec suffisamment de profit les cours universitaires. De

nombreux étudiants se plaignent aussi de difficultés d’intégration entre

les études de théologie, leur vie de foi personnelle et la pratique pastorale. Ceux qui arrivent au Séminaire ont des bagages très différents: certains ont un métier, d’autres n’ont plus l’âge de reprendre des études trop

académiques…

Le CIFT prévoit un encadrement et des cours spéciaux pour tous les étudiants pendant la formation théologique. Les non-bacheliers devront d’abord

suivre les deux ans à l’Ecole de la Foi, puis un deuxième cycle, comme auditeurs, à la Faculté de théologie avec un programme adapté et un tutorat.

Des passerelles sont à envisager. Il faut souligner que l’année de discernement n’est pas facultative:elle s’adresse à tous les candidats au sacerdoce.

Pour ces derniers, en effet, le CIFT prévoit au préalable une année de

propédeutique qui se veut aussi comme une sorte de noviciat. Cette période

d’initiation à la vie spirituelle et à la philosophie débutera cet automne

dans les locaux du séminaire de Sion, à Givisiez. Il s’agira aussi de parfaire la formation humaine et de se frotter à la vie d’équipe, avec ses

conflits potentiels, et d’apprendre à se nourrir de la Parole de Dieu, de

la prière et du silence. Une année d’accompagnement qui comprendra une formation de base, divers stages et qui doit permettre un choix lucide avec

l’aide d’un tutorat.

Eviter un «milieu trop fermé»

Certains prêtres consultés ont dit leur crainte d’une période se déroulant dans un milieu trop fermé et estiment que le discernement passe aussi

par le «faire». Après l’année de discernement, les séminaristes, tous intégrés dans le CIFT, seront logés dans leurs Séminaires diocésains respectifs

(Villars-sur-Glâne pour Lausanne, Genève et Fribourg et Givisiez pour

Sion). A l’instar de ce qui se passe actuellement, les candidats du diocèse

de Bâle pourront soit loger en ville soit être hébergés dans le Séminaire

de Villars-sur-Glâne. Mais comme le souligne le professeur Marc Donzé, président du Conseil presbytéral, au départ, le CIFT devra faire de l’expérimentation, avant que tout ne soit parfaitement rodé. (apic/ys/em/be)

4 juin 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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