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Jean-Paul II: La mission est «le meilleur
antidote «pour sortir de la crise de la foi (030696)
Rome, 3juin(APIC) «Chaque année, nous observons le témoignage héroïque
des nouveaux martyrs qui versent leur sang pour rester fidèles au Seigneur»: c’est la place du martyre qui est au coeur du message de Jean-Paul
II pour la 70e Journée Missionnaire Mondiale, qui sera célébrée le 20 octobre prochain dans toute l’Eglise sur le thème «Mission et Vie».
En effet, «l’identité du témoignage chrétien est étroitement associée à
la présence indélébile et qualifiante de la ’Croix’, écrit le pape. Suivre
la Croix, précise-t-il, cela veut dire «imiter le Christ dans le témoignage
fidèle, patient, persévérant du travail quotidien»; c’est «aller à contrecourant et orienter ses propres choix selon les commandements de Dieu,
quelles que soient les incompréhensions, l’impopularité, la marginalisation»; c’est encore oser «la dénonciation prophétique de l’injustice, de la
liberté opprimée, des droits violés», et «vivre là où l’Eglise est la plus
otage, empêchée et persécutée».
Le pape doit pourtant constater avec regret que les vocations pour la
mission manquent dans l’Eglise: «Combien de fois, lors de mes voyages apostoliques, ai-je eu l’occasion de voir la moisson abondante et d’entendre
dire que l’on manquait de missionnaires, de prêtres, de frères, de soeurs,
et de personnes consacrées pour l’Evangile ! » Aussi appelle-t-il toutes
les communautés chrétiennes, en particulier les paroisses et les familles,
à prier pour les vocations missionnaires lors de la Journée Mondiale.
Car «la mission est une question de foi», c’est «l’indice exact de notre
foi dans le Christ et de son amour pour nous», rappelle Jean-Paul II. Cela
«s’est toujours vérifié dans l’histoire de l’Eglise: la perte de vitalité
pour la motivation missionnaire a toujours été synonyme d’une crise de la
foi». Pour en sortir, le pape propose de se porter vers la mission, qui reste «le meilleur antidote contre cette crise de la foi»: c’est «en annonçant le Christ et en témoignant de lui que l’on retrouvera l’enthousiasme»,
dit-il, rappelant que ce domaine n’est pas réservé aux clercs: tout baptisé
y est appelé au titre d’un «devoir» et d’un «privilège». (apic/imed/pr)




