?Le Pasteur Konrad Raiser, Secretaire du Conseil Oecumenique des
Eglises, demande une «nouvelle interpretation» du «ministere
papal» et refuse a l’avance «une invitation» de l’Eglise
catholique pour le Jubilee de l’an 2000, considerant au contraire
que toute initiative oecumenique «doit etre pensee ensemble».
Interviewe par le quotidien La Repubblica du 19 juillet 1996, il
relance une nouvelle fois son idee de convoquer un «Concile
Universel» qui reunirait toutes les religions chretiennes, «apres
une periode de «fiancailles» ou, malgre les problemes, les
Eglises «se prometteraient de rester ensemble».
?Elu a la tete du Conseil Oecumenique des Eglises en 1993, le
Pasteur Raiser pense que les «negociations actuelles entre les
Eglises ne sont plus suffisantes. Nous avons beaucoup d’accords
de fond, mais pour discuter sur des points contreverses il est
necessaire de lancer un processus concret.» En ce sens, il
propose une periode de «fiancailles» entre les Eglises, «une
promesse publique de s’engager vers l’union» et de «rester
ensemble» pour trouver «les solutions aux problemes en suspens».
Au terme de cette periode pourrait alors s’ouvrir un «Concile
Universel»
?Le pasteur Konrad Raiser pense que la periode qui nous separe de
l’an 2000 est propice a ce rapprochement car de nombreuses
Eglises vont tenir des reunions mondiales importantes «en 1996,
assemblee du Conseil Mondial Methodiste, en 1997 reunion de la
Federation lutherienne et de l’Alliance reformee, en 1988
reunion de la communaute anglicane, et assemblee mondiale du
Conseil Oecumenique des Eglises.»
?Parmi les points «les plus controverses» avec l’Eglise
catholique, le Pasteur Konrad Raiser evoque «les ministeres
ecclesiaux, le role de la papaute – ou plus exactement – les
charges d’un ministere universel de l’unite, la succession
apostolique, le statut de celui qui preside l’eucharistie, la
necessite ou non qúexiste toujours un ministere tripartite :
eveque, pretre, diacre.»
?Si la proposition de Jean-Paul II, de revoir la fonction de la
papaute dans l’encyclique Ut Unum Sint, a ete un «geste que nous
avons accueilli avec plaisir» commente le pasteur Raiser, il n’en
reste pas moins que «le Conseil Oeucumenique des Eglise
recommande que l’on commence a etudier ensemble les car
acteristiques d’un ’ministere universel de l’unité.
?»Je sais continue le pasteur Raiser, que parmi les lutheriens
des etudes preparatoires sont en cours a ce sujet. Ce theme est
plus difficile a aborder avec les Reformes. Quant aux anglicans,
la commission mixte avec l’Eglise catholique a deja redige un
rapport important sur le sujet. Cependant la Congregation pour la
Doctrine de la Foi, a repousse ce texte ne le considerant comme
non coforme a la doctrine catholique».
?Il ajoute, «si la definition du ministere papale et de son
magisere restent ceux du Concile Vatican I, reconfirmes par le
Concile Vatican II, c’est un role que les autres Eglises
chretiennes ne peuvent pas accueillir. Ainsi une nouvelle
interpretation est necessaire». Il n’a pas ete question de ce
sujet, l’an passe, lors de l’entrevue entre le Pasteur Konrad
Raiser et Jean-Paul II : «L’encyclique Ut Unum Sint, a ete
publiee trois semaines apres, regrette le pasteur Raiser, mais le
pape ne m’en a pas parle».
?La preparation du Jubile de l’an 2000 mise en oeuvre par
l’Eglise catholique «merite un grande attention, mais elle ne
correspond pas a notre idee de l’oecumenisme en tant qúinvitation
de l’Eglise catholique aux autres Eglises. Nous ne pouvons pas
etre les hotes d’une initiative de ce genre, elle doit etre
pensee ensemble» observe le pasteur Raiser.
?Pour finir, le pasteur constate le nouveau besoin de la societe
: «nos contemporains ont la nostalgie d’une religion qui
transcende le quotidien (…) en particulier les jeunes. Je dois
admettre que nos Eglise protestantes ont des difficultes a
repondre a ces nouvelles demandes religieuses. Elles ont peur.
Elles se sont occupes pendant trop longtemps de vouloir affronter
le rationalisme critique. C’est ainsi qúelles ont oublie le
langage symbolique de la religion. Nous devons reapprendre a
parler ce langage.»
I.Media – Date : 96 07 18?Sujet : FOND. POPU.PROGRES. 2?Cara :
1924
?Le Conseil d’Administration annuel de la «Fondation Populorum
Progressio», voulue par Jean-Paul II pour venir en aide a
l’Amerique Latine, vient de se conclure a Manaus (Bresil) sous la
presidence de Mgr Paul Cordes, nouveau responsable du Conseil
Pontifcal Cor Unum. 202 projets ont ete retenus. Ils seront
finances par une enveloppe totale de 2 millions de dollars.
?Mgr Leonidas Ortiz Lozada, secretaire executif de la Fondation
precise les criteres de selection de ces projets : «ils doivent
avant tout privilegier la communaute rurale, indigene et
afroamericaine, qui vivent dans des zones de campagnes
abandonnees. Ces projets doivent ameliorer la qualite de la vie
de la communaute et inclure une dimension de formation pour faire
grandir le sens de la responsabilite.»On note ainsi, parmi les
differentes initiatives, des projet d’aduction d’eau potable, des
ecoles, des micro-entreprises, et des centres de formations
professionnels.
?Pour Mgr Paul Cordes, il est important que «naisse le sens de la
responsabilite qui fait sortir de l’esprit d’assistance». Il a
percu cette nouvelle «conscientisation» car «ces derniers temps
ont enseigne aux catholiques d’Amerique Latine, qúils doivent
depasser un certain assistantialisme, et qúils ne doivent pas
attendre seulement des solutions d’aide d’une institution
ecclesiale».
?Le President du Conseil Pontifical Cor Unum a souligne un second
aspect : «l’aide seulement physique ne suffit pas a consoler les
gens. Il y a des situations tellement tristes que la reponse que
pourrait egalement donner la Croix Rouge ou une autre
organisation humanitaire, ne suffit pas. Nous chretiens, nous
devons faire comprendre qúil est necessaire d’aller au dela de
l’aide materiel en proposant une dimension de foi. Nous devons
parler de Jesus Christ, communiquer l’Evangile, pour consoler les
gens et pour montrer egalement d’ou vient la misere. Ce qui est
parfois oublie.»
I.Media – Date : 96 07 18?Sujet : SENSIBILITE FOETALE 3?Cara :
1848
? Une nouvelle etude medicale confirmerait que le foetus ressent
de la douleur en cas d’intervention exterieure a partir de la
dixieme semaine de grossesse. Commandee par le mouvement pour la
Vie anglais, elle a ete realise par quinze medecins connus,
anglais, irlandais et australiens et presentee recemment au
parlement anglais sous le titre «sensibilite foetale». Selon le
quotidien «Times», ce resultat pourrait conduire a repenser la
technique meme de l’avortement.
?Il y a deux ans la revue medicale «Lancet» ecrivait que les
foetus commencaient a etre sensible a toute intervention
exterieure, entre la 20 semaine et la 34 semaine. Mais, une
troisieme etude, financee par le Ministere de la sante anglais,
affirme, quant a elle, que la sensibilite du foetus ne commence
qúa la 26 semaine de grossesse. D’ou une certaine polemique.
Devant les parlementaires, les auteurs de l’etude concluant a une
sensibilite du foetus a 10 semaines, se sont appuyes sur le fait
que le centre de la douleur ne se trouve pas dans le cortex «mais
dans un zone situee plus bas dans le cerveau.»
?En attendant, le debat sur l’avortement reprend en Angleterre,
«il est a peine commence» ecrit le quotidien «l’independent» :
«Il y a 184 000 interruptions de grossesse par an en Grande
Bretagne, ecrit l’editorialiste, et dans 98% des cas, elles sont
motivees par des raisons sociales et non pour des raisons
medicales. Cela signifie que la legalisation de l’avortement a
ete une erreur terrible. L’intention de la loi qui l’a introduit
il y a 30 ans,prevoyait les cas de violences sexuelles ou de
graves malformations du foetus. En aucun cas il ne s’agissait de
permettre l’avortement a une grande echelle, quasiment comme une
methode de contraception. L’Etat doit proteger le futur de notre
societe et il ne doit pas permettre qúelle s’autodetruise (…)».
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