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apic/Osservatore Romano/Commentaire

signes.

Rome: «L’Osservatore Romano» condamne la

technique américaine du «Partial abortion» (160796)

Rome, 16juillet(APIC) «Avec la technique du «Partial abortion»,

nous sommes passés sans bruit de l’avortement à l’infanticide légal, sous la couverture de l’avortement», écrit dans «L’Osservatore Romano» du 16 juillet le Père Jacques Suaudeau, du Conseil

Pontifical pour la Famille.

Avant d’être ordonné prêtre pour le diocèse de Grenoble, le P.

Suaudeau a été chirurgien en hôpital pendant une dizaine d’années, expérience complétée par dix ans de recherches médicales aux

Etats-Unis. Il est, depuis trois ans, l’un des officiel du Conseil Pontifical pour la Famille.

La technique du «Partial abortion» a récemment fait parlé

d’elle suite au refus du président Clinton, en 10 avril dernier,

de l’interdire, alors que le Congrès avait voté pour l’interdiction le 3 janvier 1996. «Mal connue» en Europe, la question mérite un éclaircissement, précise l’auteur de l’article, qui estime

que 500 à 1000 avortements sur les 1,6 millions pratiqués chaque

année aux Etats-Unis le sont selon cette technique.

Le Partial Abortion est accessible à des femmes qui demandent

l’avortement après la 20e semaine de grossesse, mais il est

«souvent pratiqué dans le 5e ou le 6e mois de la grossesse, voire

plus tard». Le P. Suaudeau précise: «Il est surtout utilisé par

des jeunes filles qui veulent cacher une grossesse à leur parents.»

Un traitement est donné trois jours avant l’opération pour dilater le col de l’utérus. L’opération se déroule en cinq temps,

ainsi décrits par le P. Suaudeau: «repérage par ultrasons des

pieds du foetus qui sont saisis par une pince ; sortie des jambes

et du corps du foetus à l’extérieur de l’utérus, à l’exception de

la tête ; l’opérateur pratique alors une incision à la base du

crâne du foetus pour faire passer la pointe des ciseaux à travers

le crâne. Dans l’ouverture ainsi réalisée, introduction d’une canule aspiratrice (trocard) et extraction du contenu de la boite

crânienne. Avec la tête du foetus ainsi réduite de volume, on

termine facilement l’accouchement».

En fait, explique le père Suaudeau, «le développement de cette

méthode est fondée sur une base légale. Les lois en vigueur dans

les différentes parties des Etats-Unis spécifient que durant un

accouchement, l’enfant devient une personne aux yeux de la loi à

partir du moment où il est complètement sorti de l’utérus, le tuer volontairement, à ce moment là, devient un homicide. Pour pouvoir éliminer l’enfant pendant l’accouchement, sans être poursuivi pour homicide, il faut qu’une partie de l’enfant soit encore

dans l’utérus».

A la fin du mois de juillet, un nouveau vote sur cette technique aura lieu à la Chambre des Représentants. S’il obtient les

2/3 des voix, il pourra être soumis au Sénat, où il devra également obtenir les 2/3 des voix pour rendre inopérant le veto présidentiel d’avril dernier, qui avait suscité une réaction indignée et scandalisée de la part du Saint-Siège. (apic/imed/pr)

16 juillet 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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