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apic/CES / Coriss

Fribourg: Rencontre des religieuses et religieux avec les évêques suisses

«Soyons ce que nous sommes!»

Fribourg, 20septembre (APIC) Plus de 120 responsables d’Ordres et de Congrégations religieuses masculines et féminines ont rencontré vendredi à

Fribourg les membres de la Conférence des évêques suisses. La place des religieuses et des religieux a aujourd’hui évolué. A cause du manque de prêtres beaucoup sont engagés en paroisse ou en pastorale. Ne sont-ils dès

lors que des bouche-trous? Comment mettre en valeur leur vocation prophétique?

Le Synode des évêques a défini la vie consacrée comme une marche à la

suite du Christ, rappelle le jésuite Pierre Emonet. Religieuses et religieux ont donc une vocation prophétique. La vie consacrée est un élément

essentiel de l’Eglise locale sans lequel un diocèse serait privé de beaucoup de dons spirituels, de lieux réservés à la recherche de Dieu et d’activités pastorales spécifiques.

Les personnes consacrées sont appelées à trouver un équilibre entre la

liberté «prophétique» qui les pousse à chercher des voies nouvelles et la

fidélité à la communion de l’Eglise réalisée autour des évêques. De fait, à

entendre les participants à la journée, les rapports entre les communautés

religieuses et les évêques sont plutôt bons, même si certains attendent une

reconnaissance plus formelle de la part de la Conférence des évêques suisses.

Le monde actuel est souvent méfiant face à l’Eglise-Institution. Les

Instituts de vie consacrée n’appartiennent pas à la hiérarchie. Leur

tradition spirituelle et communautaire devrait leur permettre de répondre à

ce que les femmes et les hommes cherchent parfois confusément, souvent en

dehors des institutions paroissiales ou ecclésiastiques traditionnelles.

Les communautés sont de lieux d’écoute où l’on peut parler alors qu’on ne

dit pas tout à l’évêque, relève une religieuse.

La mise en place d’une meilleure concertation et d’un dialogue permanent

entre les évêques et les supérieurs religieux pourrait favoriser un élan

missionnaire plus efficace, estiment quasi unanimenent les participants.

Pour certains, les structures actuelles suffisent, d’autres imaginent la

création d’une commission permanente de la Conférence des évêques suisses

d’autres encore souhaitent la présence d’un représentant des religieux au

sein même de la CES. La question est pour l’instant restée en l’état.

Les Ordres religieux ont aussi à renforcer les contacts et les échanges

entre eux, relève-t-on. Afin précisement de valoriser une approche plus libre et plus indépendante des défis sociaux. Sans pour autant mettre son

drapeau dans sa poche. «Soyons ce que nous sommes, et soyons le bien!» souligne une religieuse citant saint François de Sâles, évêque de Genève et

fondateur de la Visitation. (apic/mp)

20 septembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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