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Vatican:Rome bruisse de rumeurs sur la santé de Jean-Paul II(100996)

La salle de presse du Saint-Siège dément une entrée prochaine à l’hôpital

Rome, 10septembre (APIC) Rome bruisse à nouveau de rumeurs sur la santé du

pape Jean Paul II, rentré samedi soir 7 septembre d’un voyage de deux jours

en Hongrie. Mardi en fin de matinée, dans un un bref communiqué, Joaquin

Navarro Valls, directeur de la salle de presse du Vatican, indiquait

qu’»aucun séjour à l’hôpital n’est au programme du Saint-Père». Il confirmait par ailleurs la tenue de l’audience générale du mercredi 18 août.

«Il est entré à l’hôpital», entendait-on lundi soir. «Il y va demain»,

affirmait-on mardi matin 10 septembre. Le même jour, un quotidien italien,

«Il Messagero», affirmait que le pape entrerait à l’hôpital «après le voyage en France», prévu du 19 au 22 septembre.

Différents malaises et fièvres «d’origine intestinale»

Le 7 septembre, en Hongrie, J. Navarro Valls avait déjà confirmé que

«tout» le programme de Jean-Paul II était maintenu pour la France. Pourquoi

donc le pape irait-il à l’hôpital? Joaquin Navarro Valls, lors du voyage

en Hongrie, a en effet évoqué «l’hypothèse» d’un examen endoscopique de

l’intestin du pape pour chercher «la cause encore inconnue» des différents

malaises et fièvres «d’origine intestinale» dont il a été affecté à Noël

1995, ainsi qu’en mars et août derniers.

Dans ce cadre, Joaquin Navarro Valls, qui est également médecin de formation, évoquait également l’existence possible d’une «bactérie», tout en

rappelant que l’intestin de Jean-Paul II est fragilisé par l’attentat de

1981 et par l’ablation d’une partie de celui-ci lors d’une opération chirurgicale en juillet 1992 où une tumeur bénigne avait été extraite. La

fièvre récurrente dont souffre le pape a nécessité déjà à deux reprises

cette année un traitement aux antibiotiques. Certains invoquent déjà la

nécessité d’une laparotomie.

Autre précision apportée par J. Navarro Valls le 7 septembre dans la

ville hongroise de Györ, mais cette fois à quelques journalistes seulement

qui l’interrogeaient sur le tremblement de la main de Jean-Paul II. Ils lui

demandaient s’il s’agissait de la maladie de Parkinson: «Il s’agit d’un

trouble de nature extrapyramidale», avait rétorqué le porte-parole du Vatican.

De nouvelles interrogations:maladie de Parkinson, oui ou non?

Ce nouvel élément a suscité de nouvelles interrogations auprès des observateurs du Vatican. Certains affirment, en effet, sur la base d’avis médicaux, qu’il s’agit là d’une manière voilée de désigner la maladie de

Parkinson. D’autres assurent sur la base d’autres avis médicaux, qu’un

«trouble de nature extrapyramidale» ne signifie pas forcément qu’il s’agit

de ce type de maladie.

Programme fortement allégé

Au-delà des hypothèses, deux faits objectifs subsistent:Jean-Paul II

est apparu fatigué comme jamais lors de cette rentrée de Hongrie et son

programme de rendez-vous, à Castelgondolfo – où il doit résider jusqu’à la

fin de septembre – est considérablement allégé, comparé à la même période

de l’an dernier.

Durant sa visite pastorale en Hongrie, Jean-Paul II est apparu nettement

moins en forme que lors de son voyage en Allemagne à la fin juin, alors

qu’une période de vacances a eu lieu entretemps. Tous les regards sont

maintenant portés sur le prochain voyage en France dont le programme est

autrement plus dense qu’en Hongrie. (apic/jmg/cic/be)

10 septembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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