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apic/Communauté des Missionnaires Laïques/Nouvelle responsable/

Fribourg: Nouvelle responsable pour(020996)

la Communauté des Missionnaires Laïques

L’option pour les pauvres et les opprimés maintenue

Fribourg, 2septembre(APIC) Vreny Ledergerber, une Saint-Galloise de 51

ans, succède à Gret Lustenberger à la tête de la Communauté des Missionnaires Laïques (CML). La Communauté, dont le siège est à la Villa Beata à Villars-sur-Glâne, vient d’achever son chapitre général au Centre de formation

de Burgbühl, à Saint-Antoine (Fribourg). Présentes dans plusieurs pays du

monde, les Missionnaires Laïques comptent une trentaine de membres engagées

au service de la justice, de la paix et des droits de l’homme.

Après trois mandats de cinq ans, Gret Lustenberger, âgée de 61 ans, a

souhaité «laisser l’animation de la Communauté», a-t-elle précisé à l’agence APIC. Elle a été remplacée par Vreny Ledergerber, actuellement en poste

en Colombie, qui sera secondée dans sa tâche par deux assistantes, Denise

Luyet, engagée en Bolivie et Vreny Blickisdorf, présente en Haïti. Gret

Lustenberger, par ailleurs présidente du Conseil missionnaire catholique

suisse (CMCS) depuis 1985, restera à Villars-sur-Glâne où elle s’occupera

de questions administratives à la Villa Beata.

La Communauté compte actuellement 28 membres, dont 24 ont pu assister à

ce chapitre général. Le petit nombre de Missionnaires Laïques a permis de

faire cette «bonne expérience» de vivre un chapitre entre membres et non

avec des déléguées uniquement, souligne l’ancienne responsable générale.

Les expériences respectives ont pu être échangées et les axes de ces cinq

prochaines années esquissés. «La nouvelle équipe d’animation sort renforcée

de cette adhésion vécue durant les trois semaines de chapitre», relève Gret

Lustenberger. La rencontre a permis de réaffirmer l’engagement au service

des pauvres et des opprimés, pour les femmes et la sauvegarde de la Création. (apic/com/bl)

Encadré

Des soucis pour assurer la relève

La question de la relève préoccupe les Missionnaires Laïques: elles constatent la difficulté d’un engagement comme missionnaire célibataire dans une

communauté féminine. Elles se remémorent les paroles de leur fondatrice Marie Oberson: «Réjouissons-nous si la Bonne Nouvelle emprunte d’autres voies

et passe par d’autres que nous».

La Communauté des Missionnaires Laïques fut fondée en 1947 par Marie

Oberson et Mgr François Charrière, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg.

L’oeuvre est conçue pour des femmes célibataires désireuses de vivre

l’engagement missionnaire de l’Eglise sans entrer dans une congrégation ou

un ordre religieux. La fondatrice a mis l’accent sur la formation des

forces laïques indigènes dans les pays de mission, la scolarité et la

santé, le travail social et la catéchèse.

L’ouverture de Vatican II vers les laïcs, membres du Peuple de Dieu, a

permis aux Missionnaires Laïques de se sentir en lien avec les autres

formes de vocation et les a incitées à rechercher plus activement la

collaboration avec d’autres formes d’engagement pour la mission.

La CML est présente en Suisse, à Haïti, en Colombie et en Equateur, au

Brésil, en Inde, au Rwanda et en Allemagne. Les Missionnaires vivent en

contact étroit avec la population ou appartiennent à une équipe de vie et

de travail avec les habitants. La Communauté a été endeuillée en 1990 par

l’assassinat, en Colombie, d’une de ses membres, Hildegard Feldmann, infirmière, victime de la guerre larvée entre l’armée colombienne et la guérilla. (apic/com/bl)

2 septembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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