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Rome: Célébration des 350 ans de l’Union de Uzhorod (271096)
En présence du pape, pour une partie de la cérémonie
Rome, 27octobre (APIC) «Il est vraiment bon et doux pour nous tous de célébrer aujourd’hui cette divine liturgie près de la tombe de l’Apôtre Pierre, en souvenir des 350 ans de l’Union de Uzhorod», a déclaré dimanche matin le pape Jean Paul II dans son homélie au cours de la liturgie célébrée
en rite byzantin-ruthene, à l’occasion du 350e anniversaire de l’union de
Uzhorod. Le pape, reposé mais encore en convalescence, a participé près
d’une heure à cette cérémonie, sur les quelque trois heures.
Lors de l’Angélus le pape est revenu sur cet anniversaire, en relevant
que cette occasion porte sa pensée vers «les frères de l’Orient chrétien,
et en particulier vers les vénérables Eglises Orthodoxes…
Jalons historiques
Le 24 avril 1646, 63 prêtres rassemblés dans la cour du château de Uzhorod (Ukraine actuelle) entrèrent dans la communion avec le Siège apostolique de Rome en émettant leur profession de foi en la présence de l’évêque
Eger Georges Jakusic. Ce n’était pas un synode et aucun évêque oriental
n’était présent. L’événement s’était déroulé sans cérémonie et demeura quasiment ignoré. Mais il ouvrait un nouveau chapitre de l’histoire de l’Eglise.
Le Pape y voit un «événement important» qui «amena le rétablissement de
la pleine communion de l’Eglise de rite byzantin-ruthene avec le Siège apostolique de Rome». C’était là une réponse à l’appel à la «réunification entre les Eglises» lancé par le Concile de Florence en 1439, et auquel l’Union de Brest de 1595 (célébrée l’an dernier) apportait déjà une réponse. Les
évêques du Siège metropolitain de Kiev rétablissant ainsi leur communion
avec Rome.
Dans son homélie, en majeure partie en anglais, le pape a insisté sur la
grâce de cette célébration. Pour lui, à Uzhorod, le clergé ruthene était
motivé par la volonté de faire ressusciter les «droits civils» et la «liberté de conscience». Ils espéraient de leur union à Rome d’être «confirmés
dans la foi et dans la doctrine, à une époque de rivalités et de conflits
de confessions». C’est pourquoi, estime Jean Paul II, ils insistèrent sur
la nécessité de conserver leur propre rite byzantin, sous l’autorité de
leur propre évêque.
A la veille du troisième millénaire, cette célébration, selon la liturgie de saint Jean Chrysostome, par des prêtres et des évêques de rite byzantin-ruthene, manifeste la recherche de «l’unité de tous les chrétiens»
et la vocation particulière de ces catholiques de rite oriental de «prier»
pour cela et d’y travailler par une «attitude fraternelle», selon les directives du Concile (Orientalium Ecclesiarum). (apic/imed/pr)




