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Rome: Discours du pape aux membres du CCEE (241096)
Ne pas mettre la religion en marge de la société
Rome, 24octobre (APIC) «Prenons garde de répéter l’erreur de ceux qui, en
voulant construire un monde sans Dieu, ont construit un monde contre l’homme»: c’est l’avertissement adressé par Jean-Paul II dans un message adressé
au cardinal Vlk et aux participants du IXe symposium du Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE), dont les travaux sont consacrés à «La
religion entre le public et le privé. La place de l’Eglise dans les sociétés pluralistes».
A l’Ouest et à l’Est, la société en mutation est le terrain de la nouvelle évangélisation. Le pape préconise des voies pastorales communes pour
proposer avec des méthodes et dans un langage neufs «les raisons de l’espérance qui anime les croyants». Car, pour le pape, une «soif sincère de valeurs spirituelles» se fait sentir sur l’ensemble du «Vieux continent».
Face à la tentation de reléguer la religion et l’Eglise «en marge de la
société», Jean-Paul II rappelle que la liberté religieuse figure parmi les
«droits humains fondamentaux». Il invite donc les croyants à redécouvrir
les dimensions «communautaire» et «publique» de la foi et à témoigner du
«primat de Dieu dans leur vie».
Enfin, le pape rappelle l’importance du dialogue avec ceux qui sont «à
la recherche de la vérité», du dialogue oecuménique et interreligieux, car
les catholiques sont appelés à témoigner au monde sécularisé des valeurs de
la transcendance avec les autres chrétiens et les croyants d’autres religions. Il s’agit somme toute, conclut le pape, de surmonter le «divorce»
entre Evangile et culture, un divorce qui est «un drame», écrit-il.
La «saveur» chrétienne dans le monde
Jeudi, le cardinal Miloslav Vlk, président du CCEE a rappelé que depuis
dix ans les symposiums des évêques d’Europe sont reliées par un fil rouge:
le souci d’une évangélisation d’une qualité nouvelle, selon le mot de JeanPaul II, qui appelle un «témoignage de communion».
La grande question à l’ordre du jour est la privatisation et la marginalisation de l’expérience religieuse dans le domaine public. Pour Mgr Vlk,
deux tentations sont à éviter: celle du repliement frileux sur soi, loin du
monde, qui oublierait d’annoncer la joie de l’Evangile, et celle de l’engagement dans le monde au point de s’identifier avec lui et de perdre sa «saveur» chrétienne. (apic/imed/pr)




