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Suisse: Pour un commerce équitable du tapis d’Orient (241096)
La Fondation «STEP» tire un bilan un an après sa création
Berne, 24octobre (APIC) Un an après sa création, neufs commerces de tapis
d’Orient représentant 31 points de vente et 20% du marché en Suisse ont acquis le label «STEP» pour des conditions équitables dans la production et
le commerce de tapis. Les oeuvres d’entraide initiatrices de ce label ont
tiré un bilan positif mercredi lors d’une conférence de presse à Berne.
La Fondation pour des conditions équitables dans la production et le
commerce de tapis a été mise sur pied par Pain pour le Prochain, Caritas
Suisse, l’Action de carême, Swissaid, la Déclaration de Berne et l’Association suisse pour un commerce loyal du tapis d’Orient (IGOT).
Les preneurs de licence, signataires du code de conduite «STEP», dont il
peuvent utiliser le logo dans leur publicité, versent une redevance de 3
francs par m2 de tapis vendu (en moyenne 10 à 12 francs par tapis).
L’argent ainsi récolté permet de financer des programmes visant à
l’amélioration durable de la situatoin socio-économique des régions de
provenance des tapis, pour l’instant l’Inde, le Pakistan et le Népal.
La part de marché des tapis portant le label «STEP» s’est montée l’an
dernier à 20% des ventes. La création de la STEP est intervenue dans une
situation économique difficile caractérisée par un effondrement du marché
et des prix, remarque Serge Zehnter, membre du Conseil de Fondation. Cela
n’a pas facilité le démarrage de la STEP. La fondation espère cependant
pouvoir rapidement faire augmenter ce taux à 25% – 28% notamment si les
tractations en cours avec la Migros aboutissent. D’ici à l’an 2000, le niveau de 40% devrait être atteint.
Les vendeurs de tapis se sont engagés par contrat à promouvoir une production socialement équitable et respectueuse de l’environnement; à lutter
contre le travail abusif des enfants; à pratiquer la transparence notamment
dans l’étiquettage de la marchandise.
L’autre volet de l’activité de la STEP est le contrôle et l’encadrement
dans les zones de productions. Ce travail est basé sur l’évolution à long
terme des mentalités. La pression des clients européens est nécessaire dans
ce processus. Un important travail d’information reste indispensable, reconnaît Werner Dick, secrétaire excécutif de la STEP. (apic/wm/mp)




