Le texte contient 31 lignes (max. 75 signes), 377 mots et 2357 signes.
apic/Livre/Critique de L’Osservatore Romano
Dès sa première apparition en Italie, «Sa Sainteté»
essuye les critiques de «L’Osservatore Romano» (181096)
Rome, 18octobre (APIC) Après avoir suscité la controverse en France, à
l’occasion de la visite de Jean-Paul II cet automne, le livre de Carl Bernstein et Marco Politi, «SA Sainteté» qui vient d’être traduit en italien, a
aussitôt déclenché les foudres de «L’Osservatore Romano».
Le journal officieux du Vatican s’en prend à la thèse d’une prétendue
collusion entre les services secrets américains de la CIA. et le Vatican au
cours des années 80 pour abattre le communisme en Europe de l’Est.
La critique exprimée le 19 octobre par «L’Osservatore Romano» ne porte
pas sur la thèse centrale du livre, mais sur un passage : «La propagande
vaticane cherche à cacher les conditions de santé du pape. Sur ce point,
les fonctionnaires du Vatican correspondent à la définition que les anglais
donnent des diplomates : ce sont des hommes envoyés à l’étranger pour mentir à propos de leur propre pays.» Et les auteurs de rapporter cette histoire qui circulerait jusque dans les couloirs du Vatican : le pape Pie X
est mort le lendemain même du jour où «L’Osservatore Romano» venait de publier un démenti formel sur l’aggravation de l’état de santé du pape.
Histoire vraie ? Rumeur ? Le quotidien du Vatican a choisi de couper
court aux ragots en reproduisant la page incriminée du jeudi 20 août 1914,
page publiée dès le mercredi 19, selon l’habitude de tous les quotidiens du
soir. Cette page reproduit en fait plusieurs communiqués médicaux, tous
datés de la journée du 19 août 1914, à plusieurs heures d’intervalles.
Contrairement à une rumeur que le récent ouvrage présente pour
vraisemblable, la page incriminée de «L’Osservatore Romano» décrit bel et
bien l’aggravation de l’état de santé de Pie X.
Il ne reste plus au quotidien du Vatican, après avoir cité le passage
qu’il conteste, à donner la référence du livre, non sans ajouter son commentaire sous le titre «Bavardages et documentation» : «La première page de
notre journal, daté du jeudi 20 aout 1914 – mais publié selon notre tradition le mercredi 19, c’est-à-dire la veille de la mort de Pie X – démontre
que l’histoire, fût-ce l’histoire «secrète», ne se fait pas sur la base de
bavardages mais sur la base de sources documentées». (apic/imed/pr)




