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France: L’Eglise et les sans-papiers

«Un devoir imprescriptible, qui n’est pas facultatif» (081096)

Paris, 8octobre (APIC) «Il s’agit bien de fidélité évangélique, d’un devoir imprescriptible, qui n’est pas facultatif», écrit le comité épiscopal

chargé de la pastorale des migrants au sujet du problème des sans-papiers,

dans le numéro de septembre-octobre de «Migrations et Pastorales».

Le comité épiscopal, qui tire les leçons de la «crise des sans-papiers»

qui a secoué la France ces huit derniers mois, constate que les récentes

législations sur l’immigration ont créé des situations de non-droit, des

vides juridiques qui engendrent des drames humains. Il insiste: derrière le

sujet de société, il y a des visages.

Mgr Claude Frikart, évêque auxiliaire de Paris, éclaire le sens des critiques de l’Eglise contre l’actuelle législation. En protestant, non contre

les institutions, mais contre ses carences. Et de relever: «Nous pensons

que, dans le cas des lois en matière d’immigration, non seulement la justice, la solidarité, les droits de l’homme sont en cause, mais aussi la charité».

L’Eglise est consciente de la complexité du problème. Si elle parle,

c’est qu’il s’agit bien de fidélité évangélique, d’un devoir imprescriptible, qui n’est pas facultatif».

Mgr Jean-Charles Thomas, évêque de Versailles, qui a accueilli des sanspapiers dans sa cathédrale en avril, souligne pour sa part la dimension internationale des flux migratoires et le devoir d’informer les chrétiens. Et

il se dit prêt, «en tant que citoyen français», à participer à l’élaboration de «règles de prudence et de générosité selon notre tradition culturelle». (apic/cip/pr)

8 octobre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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