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Suisse: 25 ans de la Conférence centrale catholique-romaine (RKZ) (271196)
Un quart de siècle au service de l’Eglise en Suisse
Zurich, 27novembre (APIC) La Conférence centrale catholique romaine de
Suisse (CCCRS), plus connue sous son sigle allemand de RKZ, fêtera vendredi
à Zurich ses 25 ans d’existence. L’occasion de rappeler avec son administrateur Alois Odermatt le rôle important de cet organe dans le financement
et la coordination des activités de l’Eglise catholique en Suisse.
La Conférence centrale est un organe de financement et de concertation,
elle n’est pas un organe pastoral, précise d’emblée Alois Odermatt. Seuls
les évêques et la Conférence des évêques sont compétents pour donner des
directives pastorales. La RKZ rassemble les corporations ecclésiastiques
catholiques cantonales qui, pour la plupart, disposent d’un statut de droit
public.
L’essentiel des activités de la RKZ consiste en des consultations réciproques ainsi que dans le financement des tâches ecclésiastiques accomplies
à l’échelon supra-diocésain, ceci en commun avec l’Action de carême. La RKZ
est appelée à se prononcer sur les relations entre l’Eglise et l’Etat et à
mener une réflexion sur l’organisation de certaines tâches de l’Eglise,
telles que l’activité au sein des médias, la formation ou le travail auprès
de la jeunesse.
Défendre les formes de co-décision
La RKZ entend non seulement défendre les formes de codécision au niveau
paroissial, cantonal ou diocésain mais aussi s’engager pour une participation généralisée et transparente, pour la décentralisation et pour la subsidiarité, dans le sens d’une collaboration de type synodal, souligne Alois
Odermatt. Cette collaboration doit se vivre en particulier au moment de la
nomination des évêques. La RKZ s’est ainsi impliquée dans l’affaire Haas.
Elle a mandaté et publié en 1992 une étude sur la nomination des évêques en
Suisse. Une démarche jugée «inopportune» par Mgr Pierre Mamie, alors président de la Conférence des évêques suisses.
Pour la même raison la RKZ ne s’est pas prononcée pour l’abolition pure
et simple de l’article d’exception soumettant à autorisation de la Confédération la création de nouveaux diocèses en Suisse. Pour la RKZ cette «norme
spéciale» se justifie par le fait que les questions diocésaines et de désignation d’évêques ne sont pas des affaires exclusivement internes à l’Eglise catholique. Il s’agit d’une question à la fois confessionnelle et politique.
Difficultés de financement grandissantes
La RKZ tire ses fonds des contributions directes des Eglises cantonales.
Elle finance aujourd’hui une cinquantaine d’organismes oeuvrant au niveau
des régions linguistiques et au niveau suisse. Ce financement pose depuis
plusieurs années des difficultés grandissantes face à la croissance des dépenses et à la baisse des recettes et des dons. Depuis 1990, la RKZ a repris l’administration du secteur suisse de l’Action de Carême (AdC). A long
terme il s’agit pour l’AdC de ne plus financer les tâches pastorales ordinaires de l’Eglise en Suisse.
En 1995, 7,5 millions de francs (dont 3,2 millions provenant de l’Action
de carême) ont été attribués. Les institutions et oeuvres bénéficiant des
subsides de la RKZ sont réparties en cinq groupes: formation, organes dirigeants de l’Eglise, médias, apostolat des laïcs et recherche pastorale.
Alois Odermat déplore que plusieurs corporations ecclésiastiques cantonales ne peuvent ou ne veulent pas augmenter leurs contributions. Les rapports Eglises-Etat et donc les modes de financement de l’Eglise varient
fortement d’un canton à l’autre. Soit que les moyens manquent comme à Neuchâtel ou à Genève où les Eglises sont séparées de l’Etat, soit que les
structures manquent comme en Valais, à Schwytz ou au Tessin, soit que la
solidarité ne dépasse pas les frontières cantonales comme à Nidwald. (apicmp)
Encadré
Les 25 ans de la RKZ seront marqués par une célébration officielle le 29
novembre à 16 heures à l’Hôtel de ville de Zurich. Outre les responsables
de la RKZ, plusieurs intervenants prendront la parole, dont Mgr Henri Salina, président de la Conférence des évêques suisses, Anne-Marie Holenstein,
directrice de l’Action de carême et Vital Darbellay, président de CaritasSuisse. (apic/com/mp)




