Le texte contient 46 lignes (max. 75 signes), 514 mots et 3402 signes.
apic/Mère Teresa/Non à l’acharnement thérapeutique/Cardinal Angelini
Calcutta:Mère Teresa demande qu’on la laisse mourir(261196)
Pas d’acharnement thérapeutique, souhaite le cardinal Angelini
Calcutta/Rome, 26novembre (APIC) «Laissez-moi mourir», a demandé mardi Mère Teresa aux médecins de la Clinique «Woodlands» de Calcutta qui la
soignent depuis sa dernière hospitalisation vendredi dernier, suite à des
douleurs à la cage thoracique. La fondatrice des Missionnaires de la Charité, âgée de 86 ans, a refusé de se soumettre à de nouveaux examens, a expliqué le cardialogue Ashim Bardhan.
Le Prix Nobel de la Paix a déclaré au docteur Ashim Bardhan: «Laissezmoi mourir comme ceux que je sers». Alors que son état de santé se détériore – elle aurait déjà subi trois attaques cardiaques depuis jeudi – et
après de nouvelles douleurs pectorales, Mère Teresa s’est dit persuadée que
les pauvres de Calcutta n’avaient pas droit au traitement dont elle bénéficiait actuellement. Toujours aussi opiniâtre, elle a estimé par conséquent
qu’il n’y avait aucune raison pour qu’on la soigne de cette façon.
Selon des sources médicales à Calcutta, on essaye de la faire changer
d’avis. En effet, en raison de douleurs pectorales et de troubles circulatoires, de nouveaux examens spéciaux des vaisseaux sanguins dans la région
du coeur doivent être entrepris. Les médecins devaient décider d’ici à mercredi s’il faudra introduire un ballon dans les veines bouchées pour
soigner les troubles circulatoires de la fondatrice des Missionnaires de la
charité. Grâce à cette intervention, elle pourrait certes retrouver l’état
de santé qu’elle avait avant son hospitalisation, mais devrait toutefois
continuer de souffrir d’arythmie cardiaque.
Mère Teresa, qui porte un stimulateur cardiaque depuis 1989, souffre
également de problèmes respiratoires. Pour la troisième fois cette année,
la lauréate du Prix Nobel de la Paix a dû être hospitalisée d’urgence, que
ce soit pour des blessures consécutives à des chutes, de fortes fièvres,
des arythmies cardiaques et des problèmes respiratoires.
Le cardinal Angelini: «et si on laissait Mère Teresa mourir en paix»
«Il est temps pour elle de se reposer et de confier à d’autres mains la
direction de la communauté des Missionnaires de la Charité», déclarait lundi Sudipta Kumar Sen, directeur de la Clinique Woodlands de Calcutta.
La personne a droit au respect dans les derniers moments de sa vie, a
pour sa part déclaré mardi le cardinal Angelini, président du Conseil pontifical pour la Pastorale de la Santé, qui présentait aux journalistes un
congrès international sur la maladie mentale qu’il organise à Rome du 28 au
30 novembre.
«Il arrive très souvent que les malades en phase terminale demandent
qu’on les laisse mourir en paix, a déclaré le cardinal Angelini. Ce n’est
pas une forme de suicide. C’est une forme de respect que l’on doit à la
personne, en particulier dans les derniers moments de la vie, surtout quand
elle a connaissance de sa situation. C’est une attitude très noble.»
«Venant de Mère Teresa, je l’interprète comme ceci, a ajouté le cardinal: laissez-moi prier, laissez-moi dans l’intimité avec Dieu. C’est un désir très noble. C’est une affirmation ascétique. Quand, scientifiquement,
la vie s’en va, il faut éviter l’agression de l’acharnement thérapeutique,
si la thérapie ne joue plus aucun rôle.» (apic/kna/as/be)




