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Brésil: Scandale d’une médecine à deux vitesses (241196)
51 nouveaux-nés meurent dans des hôpitaux publics de Fortaleza
Fortaleza (Brésil), 24novembre (APIC) La mort massive de nouveaux-nés dans
des hôpitaux brésiliens, spécialement dans le Nordeste, provoque la réaction scandalisée de médecins et de toute la population. Le gouvernement
brésilien est vivement attaqué pour son incurie dans sa politique de santé.
Tous les médias du Brésil ont informé en fin de semaine dernière que
dans la seule ville de Fortaleza, capitale de l’Etat du Ceara, 51 nouveauxnés sont morts d’infection dans les hôpitaux publics durant les trois premières semaines de novembre. La cause de ces morts est attribuée à un manque chronique de personnel et en général à un désintérêt de l’Etat pour le
fonctionnement des hôpitaux publics. Au mois de juillet de cette année, la
ville de Sao Luis, capitale de l’Etat du Maranhao, avait déjà connu le même
tragique phénomène. Selon le syndicat des médecins, 39 nouveaux-nés étaient
morts pour les mêmes motifs.
Depuis longtemps au Brésil, il existe une politique de santé à deux vitesses. Des cliniques privées payantes, inaccessibles aux pauvres, offrent
des conditions relativement bonnes de santé pour les patients riches qui
les fréquentent. Par contre, les hôpitaux publics sont délabrés, réservés à
la grande masse des indigents. Des hôpitaux où il n’est pas rare que des
médicaments de première nécessité manquent, faute d’organisation et de
moyens financiers.
Le ministre fédéral de la Santé, José Seixas, pressionné par le mouvement de protestation populaire, s’est rendu immédiatement à Fortaleza. De
graves reproches sont adressés au gouverneur du Ceara, Tasso Jereissati, un
ami très proche du président de la République, Fernando Henrique Cardoso.
L’Eglise catholique, à plusieurs reprises, a accusé aussi le gouvernement actuel du Brésil d’être indifférent à la dramatique situation de la
Santé et de l’Education publiques. (apic/kna/ba)




