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Arménie: le Catholicos Karékine Ier attendu au Vatican le 10 décembre

Vers un rapprochement (181196)

Paris, 18novembre (APIC) Le Catholicos arménien Karékine Ier devrait effectuer une visite au Vatican le 10 décembre prochain, révèle «Gamk», le

quotidien de la communauté arménienne édité à Paris. Selon le journal,

Jean-Paul II voit dans cette visite «une étape importante dans le développement des relations entre l’Eglise catholique romaine et l’Eglise apostolique arménienne».

Mgr Karékine est né en 1932 au nord de la Syrie. Il a notamment étudié à

Oxford, avant d’être actif dans les communautés arméniennes de la diaspora

aux Etats-Unis, en Iran et en Inde. Il a été de 1975 à 1983 vice-président

du Conseil oecuménique des Eglises à Genève, avant de devenir Catholicos de

Cilicie résidant à Antélias (Beyrouth). Il a été élu 131e Catholicos suprême de l’Eglise apostolique arménienne le 5 avril 1995 à Etchmiadzin.

L’Eglise apostolique arménienne compte sept millions de fidèles dont la

moitié vivent en Arménie indépendante depuis 1989, le reste étant dispersé

dans les diasporas du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique. L’élection de

Mgr Karékine a mis fin à une scission qui divisait l’Eglise depuis 1956,

quand une partie du clergé et des fidèles de la diaspora s’était détachée

du patriarcat d’Etchmiadzin, lui reprochant sa complaisance face au régime

communiste soviétique, pour se rattacher au patriarcat de Cilicie établi à

Antélias, au Liban, après le génocide des Arméniens par les Turcs en 1915.

Le prédécesseur de Mgr Karékine à la tête de l’Eglise arménienne, Vasken

Ier, a transformé les relations entre son Eglise et l’Eglise catholique en

décidant d’envoyer des observateurs au Concile Vatican II (Mgr Karékine en

était). Il a aussi rendu visite à Paul VI en mai 1970, et tous deux signèrent à l’époque une déclaration commune.

Depuis, les liens d’unité entre les deux Eglises n’ont cessé de s’approfondir et «ils doivent nous rassembler un jour autour de la même table eucharistique», écrivait l’an dernier Jean-Paul II dans un message de félicitations adressé à Mgr Karékine à l’occasion de son élection. Un jour que le

pape espérait proche, disant son «vif désir» d’intensifier les rapports

dans la perspective du Jubilé de l’an 2000, en vue duquel, écrivait-il,

«j’ai souhaité que les chrétiens puissent se présenter sinon totalement

unis, du moins plus proches». (apic/cip/ee/pr)

18 novembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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