Le texte contient 30 lignes (max. 75 signes), 330 mots et 2116 signes.

apic/Votations fédérales/Réactions

Votations fédérales en Suisse: c’est deux fois «non» (011296)

Le président de la CES, Mgr Salina, et la FEPS expriment leur satisfaction

Berne, 1erdécembre (APIC) Le peuple suisse a refusé dimanche la révision

de la loi sur le travail (67%) ainsi que l’initiative de l’UDC contre l’immigration clandestine (53,7%). L’ensemble des cantons a dit «non» à la loi

sur le travail. 12 cantons sur 11 disent «non» à l’initiative de l’UDC sur

l’asile.

Les Eglises et communautés religieuses en Suisse, ainsi que les associations et mouvements chrétiens poussent un ouf de soulagement au soir de ce

dimanche de votations fédérales. Eglises et mouvements s’étaient engagés

massivement en faveur du «non» pour l’un et l’autre objet.

Mgr Henri Salina, président de la Conférence des évêques suisses, a exprimé sa satisfaction à l’annonce des deux «non». A propos de la loi sur le

travail, «je me rends bien compte qu’une certaine révision est nécessaire»,

a-t-il dit à l’APIC. Il souhaite que les partenaires remettent dès à présent et très vite l’ouvrage sur le métier pour un projet qui tienne compte

du sentiment du peuple exprimé dimanche et des nécessités d’adaptation à un

monde qui change».

Grande satisfaction aussi pour le refus de l’intitative de l’UDC. «Ce

soir je suis heureux de constater qu’on est attentif aux problèmes profonds

qui se posent à notre société, et qu’une majorité de gens est attentive à

la détresse des autres, à la solidarité et à l’ouverture. Ce qui montre

que nous ne sommes pas complètement repliés sur nous-mêmes.

Même satisfaction du côté de la Fédération des Eglises protestantes de

la Suisse (FEPS). Par son refus de la loi sur le travail la majorité des

citoyens a voulu exprimer sa volonté de voir s’ouvrir de nouvelles discussions entre les partenaires sociaux, pour une loi qui tienne mieux compte

des exigences des employés, estime-t-on à Berne.

S’agissant de l’initative de l’UDC, aux yeux de la FEPS, ce refus montre

clairement que les citoyens ne sont pas disposés à faire du requérant

d’asile un bouc émissaire lorsque le développement économique et social

s’avère négatif. (apic/pr)

1 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!