Le texte contient 37 lignes (max. 75 signes), 394 mots et 2625 signes.

apic/Coire/Mgr Haas/Faux titre de docteur/Regret

Coire:Nouveaux remous autour de Mgr Wolfgang Haas(270197)

L’évêque de Coire regrette avoir utilisé un faux titre de docteur

Coire, 27janvier (APIC) L’affaire était connue depuis longtemps et avait

déjà été évoquée en 1988 lors de sa nomination comme évêque coadjuteur de

Coire: l’abbé Wolfgang Haas, fraîchement nommé chancelier épiscopal, avait

utilisé en 1978 dans sa correspondance un faux titre de docteur, «Dr. Wolfgang Haas». Alors qu’il n’était que licencié en théologie de l’Université

de Fribourg! Aujourd’hui, Mgr Haas déclare regretter d’avoir utilisé ce

faux titre et reconnaît son erreur.

L’affaire a rebondi ce week-end avec la publication par le quotidien zurichois «Tages Anzeiger» d’un fac-similé d’une lettre signée «Dr. Wolfgang

Haas», chancelier épiscopal.

Interrogé par l’agence APIC, le chanoine Christoph Casetti, porte-parole

de l’évêque de Coire, a déclaré que Mgr Haas regrette d’avoir utilisé un

faux titre. A l’époque où l’abbé Wolfgang Haas fut appelé comme chancelier

épiscopal à Coire, il se laissa présenter comme docteur en théologie et fut

inscrit avec ce titre dans l’annuaire diocésain. Ce fait fut déjà l’objet

de polémiques lors de sa nomination comme évêque coadjuteur en 1988, mais

l’on expliqua à Coire qu’il s’était agi d’une méprise et d’une inadvertance.

Une preuve envoyée au nonce et à la Conférence des évêques

Alois Riklin, professeur de sciences politiques à l’Université de StGall, démontre maintenant qu’il ne s’agissait nullement d’une méprise, sur

la base d’une lettre du 10 août 1978 adressée à un «sehr geehrter Herr Lehrer Marxer» et signée de la main du nouveau chancelier épiscopal «Dr. Wolfgang Haas».

Christoph Casetti relève que Mgr Haas regrette de n’être pas intervenu

assez vite et de façon assez énergique contre l’utilisation de ce faux

titre, de sorte que son titre académique correct de «Lic. theol.» n’a pu

être inscrit qu’en 1979. Le chanoine Casetti souligne qu’il est aujourd’hui

difficile de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé à l’époque, en

particulier parce que des protagonistes de cette affaire sont morts

entretemps. Mgr Haas reconnaît cependant sa co-responsabilité.

Alois Riklin a envoyé, début décembre, des copies de la lettre du 10

août 1978 au nonce apostolique à Berne, Mgr Karl-Joseph Rauber, et au président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Henri Salina, Evêque-Abbé

de St-Maurice. Il en a envoyé une autre copie à Mgr Haas. Ne voyant «aucun

effet visible» à sa démarche, le professeur Riklin a choisi de faire connaître la lettre litigieuse au grand public. (apic/wm/be)

27 janvier 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!